Birmanie : les exécutions d'opposants peuvent être considérées comme des crimes de guerre, selon l'ONU

Pour le chef du Mécanisme onusien d'enquête indépendant pour la Birmanie, "les droits fondamentaux des personnes" condamnées à mort par la junte "ont été violés de manière flagrante".

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Une manifestation contre la junte au pouvoir en Birmanie, à Yangon (ex-Rangoun), le 18 mai 2022. (STR / NURPHOTO / AFP)

Les condamnations à mort d'opposants politiques en Birmanie peuvent constituer un crime de guerre ou un crime contre l'humanité, affirme Nicholas Koumjian, directeur du Mécanisme d'enquête indépendant pour la Birmanie (OHCHR). Le responsable des Nations unies a expliqué lundi 20 juin dans une déclaration écrite (en anglais) suivre de près les quatre exécutions annoncées le 3 juin par la junte birmane au pouvoir.

Ces exécutions visent notamment un ancien membre du parti de l'ex-dirigeante Aung San Suu Kyi et un célèbre militant pro-démocratie. Le régime a condamné à mort des dizaines de militants depuis le coup d'Etat de février 2021, mais le pays n'a conduit aucun exécution depuis 1990.

Selon Nicholas Koumjian, "les informations disponibles suggèrent fortement [que] les droits fondamentaux des personnes condamnées ont été violés de manière flagrante". Il pointe notamment l'absence de procédure publique. Or "imposer une peine de mort, ou même une période de détention, sur la base d'une procédure qui ne satisfait pas aux exigences fondamentales d'un procès équitable peut constituer un ou plusieurs crimes contre l'humanité ou crimes de guerre", a-t-il observé.

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