Birmanie : des milliers de manifestants dans les rues, encore des blessés

Le mouvement prodémocratie a appelé à une mobilisation massive dimanche et lundi.

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France Télévisions
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Des manifestants se réfugient derrière des boucliers pour se protéger face aux forces de l'ordre, le 7 mars 2021 à Bagan (Birmanie). (AFP)

La répression se poursuit en Birmanie. Plusieurs manifestants prodémocratie ont été blessés, dimanche 7 mars, lors de nouveaux rassemblements qui ont fait descendre des milliers de personnes dans les rues après la reprise en main du pouvoir par la junte militaire.

A Bagan, dans le centre du pays, non loin du vaste site archéologique célèbre pour ses pagodes centenaires, des détonations ont été entendues. "Un adolescent de 18 ans a reçu une balle dans la mâchoire", a relevé auprès de l'AFP un secouriste, tandis qu'un média local a fait état d'"au moins cinq personnes blessées".

A Rangoun, la capitale économique, la police a de nouveau tiré pour disperser des rassemblements, les manifestants scandant : "Chassons le dictateur !", le chef de la junte Min Aung Hlaing. D'autres rassemblements se sont tenus à Mandalay (centre), la deuxième ville du pays, et à Dawei (sud), où plusieurs protestataires ont été tués ces derniers jours.

Plus de 50 personnes tuées depuis début février

Le mouvement prodémocratie a appelé à une mobilisation massive dimanche et lundi. "Si nous appelons à la désobéissance civile et à la grève sans descendre dans les rues, ce n'est pas suffisant. Nous devons maintenir notre combat au plus haut niveau (...) Nous sommes prêts à mourir", a déclaré Maung Saungkha, une des têtes d'affiche de la contestation.

Les médias d'Etat ont averti que les fonctionnaires grévistes "seront licenciés à partir du 8 mars". Ces appels à la grève ont un impact important sur de nombreux secteurs de l'économie birmane déjà très fragile, avec des banques incapables de fonctionner, des hôpitaux fermés et des bureaux ministériels vides.

La peur est dans tous les esprits : plus de 50 personnes ont été tuées depuis le début de l'insurrection pacifique contre le coup d'Etat du 1er février. Des images largement diffusées ont montré les forces de sécurité en train de tirer à balles réelles sur des rassemblements et d'emporter les corps inanimés de manifestants.

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