Birmanie : des enquêteurs de l'ONU affirment avoir des preuves toujours plus nombreuses de crimes contre l'humanité

Dans son rapport annuel, le Mécanisme onusien d'enquête indépendant pour la Birmanie souligne que les femmes et les enfants sont particulièrement visés.

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La police patrouille dans les rues de Rangoun, en Birmanie, le 19 juillet 2022. (AFP)

Il existe un nombre croissant de preuves selon lesquelles des crimes contre l'humanité sont commis en Birmanie depuis le coup d'Etat de février 2021, ont affirmé des enquêteurs de l'ONU mardi 9 août. Dans son rapport annuel, le Mécanisme onusien d'enquête indépendant pour la Birmanie souligne que les femmes et les enfants sont particulièrement visés.

"De nombreux éléments indiquent que depuis la prise du pouvoir par les militaires en février 2021, des crimes ont été commis en Birmanie à une échelle et d'une manière qui constituent une attaque généralisée et systématique contre une population civile", affirme cet organisme dans un communiqué. Créé par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU en septembre 2018, ce mécanisme d'enquête a pour but de recueillir des preuves sur les crimes les plus graves en vue d'éventuelles procédures pénales.

"Les auteurs de ces crimes doivent savoir qu'ils ne peuvent continuer à agir en toute impunité. Nous recueillons et préservons les preuves afin qu'ils soient un jour tenus de rendre des comptes", a souligné Nicholas Koumjian, à la tête de l'organisme. Selon les informations dont disposent les enquêteurs de l'ONU, "des crimes sexuels et fondés sur le genre, notamment des viols et d'autres formes de violence sexuelle, ainsi que des crimes contre les enfants ont été perpétrés par des membres des forces de sécurité et des groupes armés". Le rapport précise que des enfants ont été torturés, enrôlés et détenus arbitrairement.

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