Birmanie : 137 ONG demandent à l'ONU un embargo sur les armes pour affaiblir la junte

Ces trois dernières semaines, les généraux n'ont pas cessé d'intensifier le recours à la force afin d'affaiblir les manifestations en faveur de la démocratie en Birmanie.

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Manifestation contre le coup d'Etat militaire, le 24 février 2021, à Rangoun en Birmanie. (SAI AUNG MAIN / AFP)

Cent trente-sept organisations non gouvernementales issues de 31 pays ont réclamé, mercredi 24 février, dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité de l'ONU, l'imposition en urgence d'un embargo sur les armes à l'égard de la Birmanie "afin de dissuader la junte de commettre de nouveaux abus".

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"Les gouvernements qui permettent l'acheminement d'armes en Birmanie – incluant la Chine, l'Inde, Israël, la Corée du Nord, les Philippines, la Russie et l'Ukraine – doivent immédiatement arrêter les livraisons d'armes, de munitions et d'équipements qui y sont liés", ajoutent ces ONG.

Cinq morts lors des manifestations

Parmi les pays cités, la Chine et la Russie (deux pays disposant d'un droit de veto), ainsi que l'Inde, membre non permanent depuis janvier, siègent au Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité de l'ONU "devrait aussi imposer des sanctions ciblées, des interdictions de voyages et des gels d'avoirs pour les dirigeants de la junte", réclament les signataires de la lettre parmi lesquelles figurent, outre Human Right Watch, des dizaines d'ONG asiatiques.

Ces trois dernières semaines, les généraux n'ont pas cessé d'intensifier le recours à la force afin d'affaiblir les manifestations en faveur de la démocratie en Birmanie, durant lesquelles des milliers de personnes les ont défiés en descendant quotidiennement dans les rues. Ils ont utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des balles en caoutchouc contre les manifestants. Des tirs isolés à balles réelles ont également eu lieu. 

Le nombre de morts depuis le coup d'Etat est monté à cinq mercredi, après la mort d'un homme de 20 ans qui avait été arrêté et souffrait d'une blessure à une jambe après une manifestation le week-end dernier à Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays.

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