VIDEO. Après la catastrophe au Bangladesh, les grands groupes textiles pointés du doigt

Toute une industrie textile se trouve accusée après l'effondrement d'un immeuble à Dacca qui abritait des ateliers textiles. Bilan, lundi 29 avril : plus de 381 morts et de nombreux blessés.

Camille Boudin – France 3

Le dramatique effondrement, le 24 avril, d'un immeuble à Dacca (Bangladesh) qui abritait des ateliers textiles a fait plus de 381 morts et de nombreux blessés. Ces ateliers à bas coûts travaillaient pour de grands groupes occidentaux de prêt-à-porter, comme beaucoup d'ateliers de ce genre dans ce pays. Toute une industrie textile se trouve accusée aujourd'hui.

Des étiquettes trouvées sous les décombres semblent accuser de grands groupes européens. Des ONG et la police locale parlent de Mango, Benetton, C&A, Tex (Carrefour) ou New Look, et les associations de défense des ouvriers dénoncent les conditions de travail. Les dispositifs permettant de poursuivre les multinationales qui font fabriquer leur marchandise au Bangladesh n'existent pas, selon l'association Peuples solidaires. Les dirigeants des ateliers et les propriétaires de l'immeuble ont été arrêtés, en pleine fuite.

Les pompiers et secouristes continuent à enlever les corps et à aider les blessés à Dacca (Bangladesh), le 29 avril 2013, après l\'effondrement d\'un immeuble contenant plusieurs usines textiles le 24 avril.
Les pompiers et secouristes continuent à enlever les corps et à aider les blessés à Dacca (Bangladesh), le 29 avril 2013, après l'effondrement d'un immeuble contenant plusieurs usines textiles le 24 avril. (MUNIR UZ ZAMAN / AFP)