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Vidéo Un Œil sur la planète. Singapour : patrouilles citoyennes

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Un Oeil. Patrouilles citoyennes, extrait

Singapour vit dans l'obsession de la sécurité. La moindre incivilité est traquée ou anticipée par des groupes de "vigilants" de quartier. Pas question de traîner dans la rue à ne rien faire. Les étrangers font souvent les frais de ces supplétifs de la police. Extrait du magazine "Un Œil sur la planète" du 12 octobre.

Singapour a fait de la sécurité des personnes et des biens l'un de ses objectifs principaux. Pas question de traîner dans les rues et d'inquiéter la population. La cité-Etat traque les moindres incivilités, et fait même tout pour qu'elles ne se produisent pas, les anticipant très en amont... Des patrouilles citoyennes sont ainsi constituées pour rappeler la loi, faire la morale et assurer la tranquillité de tous.

"Notre rôle ici est d'être les yeux et les oreilles de la police. Elle ne peut quand même pas être partout", explique le responsable d'un groupe qui patrouille au pied des immeubles dans son quartier. Une vingtaine de résidents revêtus d'une chasuble jaune sur laquelle est écrit en lettres noires "Citizens on Patrol" l'accompagne dans sa tournée nocturne.

L'oisiveté dans les rues est suspecte

Le chef de la patrouille de vigilants hèle un cycliste : "Le vélo ! Le vélo ! Vous n'êtes pas autorisé à faire du vélo ici. Regardez ce papier. Et vous le dites à vos amis. Ici, vous n'avez le droit que de pousser votre vélo." L'affaire se règle gentiment après l'avertissement suivant : "Vous n'avez pas le droit de rouler sur le trottoir. La prochaine fois, vous aurez une amende." Et dans les rues de la cité-Etat, l'oisiveté est suspecte... surtout si elle est affichée par un étranger.

Le groupe entoure l'un d'eux : "Vous avez votre permis de séjour ?" lui demande le chef de la patrouille, qui lui conseille de ne pas rester dans cet endroit sombre où il n'y a pas grand-monde. "Dès que vous avez fini, vous pourrez rentrer. Ce sera plus sûr. Ok ?" lui dit-il. Puis il précise : "Ce sont des travailleurs étrangers qui viennent traîner souvent. Quand nous les voyons, nous leur disons de rentrer vite dans leur dortoir, car les résidents pourraient s'inquiéter en se demandant ce qu'ils font là." 

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