Au Sri Lanka, le président veut fouetter les organisateurs d'un concert d'Enrique Iglesias à "coups de raies"

Maithripala Sirisena, le chef de l'Etat, estime que le concert du chanteur de pop espagnol était "indécent".

Une affiche pour le concert d\'Enrique Iglesias, le 27 décembre 2015 à Colombo (Sri Lanka).
Une affiche pour le concert d'Enrique Iglesias, le 27 décembre 2015 à Colombo (Sri Lanka). (Ishara S. KODIKARA / AFP)

Enrique Iglesias n'est pas le bienvenu au Sri Lanka. Le président, Maithripala Sirisena, a jugé dimanche 27 décembre que les organisateurs d'un récent concert "indécent" du chanteur de pop espagnol Enrique Iglesias à Colombo devraient être "fouettés à l'aide de queues de raies", un châtiment traditionnel dans ce pays.

Lors d'un concert le 20 décembre dans la capitale du Sri Lanka, des femmes étaient montées sur scène pour embrasser le chanteur alors que d'autres lui lançaient leurs sous-vêtements, a affirmé le président lors d'un meeting. "Cette attitude indécente contrevient à notre culture", s'est-il indigné. "Je ne dis pas que ces femmes indécentes devraient être fouettées aux queues de raies armées toxiques, mais ceux qui ont organisé ce concert devraient l'être", a-t-il dit.

La raie armée est la plus dangereuse des raies pastenagues et sa queue en forme de fouet porte des aiguillons acérés. Au Sri Lanka, ce châtiment était réservé aux criminels endurcis dans un lointain passé. Aujourd'hui, c'est une expression employée dans le pays pour désigner une punition extrême. Au Sri Lanka, pays conservateur, les manifestations publiques d'intimité, même parmi les couples mariés, sont mal vues et des couples s'embrassant dans les parcs ont été arrêtés par la police.