Tsunami en Indonésie : "Le bilan est susceptible de s’alourdir dans les jours à venir", selon MSF

Clément Chauvel, manager des opérations pour l’ONG Médecins sans frontières en Belgique et en charge de l’Indonésie, revient sur franceinfo sur les opérations de secours en cours en Indonésie après le tsunami qui a frappé samedi soir le sud de l’île de Sumatra et l’ouest de celle de Java.

Sur place, les secouristes sont à pied d’œuvre pour retrouver les dizaines de disparus et pour prendre en charge le millier de blessés.
Sur place, les secouristes sont à pied d’œuvre pour retrouver les dizaines de disparus et pour prendre en charge le millier de blessés. (SONNY TUMBELAKA / AFP)

En Indonésie, le tsunami qui a frappé samedi soir le sud de l’île de Sumatra et l’ouest de celle de Java a fait 281 morts selon un dernier bilan. Un bilan qui pourrait évoluer "dans les jours à venir, à mesure que les autorités collectent toutes les données de chaque centre de santé et qu’elles retrouvent les blessés qui n’ont pas pu se déplacer", affirme Clément Chauvel, manager des opérations pour l’ONG Médecins sans frontières en Belgique et en charge de l’Indonésie. Sur place, les secouristes sont à pied d’œuvre pour retrouver les dizaines de disparus et pour prendre en charge le millier de blessés. Les autres priorités, selon Clément Chauvel, sont "l’accès à l’eau potable et la gestion des corps pour éviter les épidémies".

franceinfo : Avez-vous déjà une équipe sur place ?

Clément Chauvel : Les membres d'une de nos équipes étaient présents au moment même où le tsunami s’est déclaré. Pour eux, c’était difficile de comprendre ce qui se passait parce que le tsunami n’a pas pu être prévu. Mais quand ils se sont rendu compte de l’ampleur du drame, ils se sont dirigés vers les centres de santé et ils ont pu organiser la priorisation des besoins immédiats. Médecins sans frontières a donc soutenu les travailleurs locaux, très fatigués, en veillant à la bonne gestion des blessés, aux contrôles des infections et au respect des normes d’hygiène. On a également fourni du matériel manquant.

Quelles sont les priorités sur place ?

Il faut tout d’abord prendre en charge les blessés et soutenir les structures de santé. Il faut également bien gérer les corps et anticiper au maximum le contrôle des infections pour éviter les épidémies. L’accès à l’eau potable est également une priorité sur place. Et puis après, il faudra reconstruire et réparer toutes les zones affectées.

Le bilan est de 281 morts. Est-il susceptible d’évoluer ?

Il y a environ 280 morts, un millier de blessés et des dizaines de disparus. Le bilan est donc susceptible de s’alourdir dans les jours qui viennent et au fur et à mesure que les autorités collecteront toutes les données de chaque centre de santé et qu’elles retrouveront les blessés qui n’ont pas pu se déplacer. Certains corps vont aussi être retrouvés au fur et à mesure.

C’est l’effondrement d’une partie d’un volcan, situé près des côtes, qui a déclenché la formation de vagues géantes.
C’est l’effondrement d’une partie d’un volcan, situé près des côtes, qui a déclenché la formation de vagues géantes. (CAMILLE LAURENT / RADIO FRANCE)