Népal : la police intervient pour calmer les habitants qui veulent quitter Katmandou

La police antiémeute a dû être déployée à la gare routière, près du Parlement, où la foule s'était rassemblée dès l'aube dans l'espoir de pouvoir monter à bord d'un des bus promis par le gouvernement. 

A Katmandou (Népal), des échauffourées ont éclaté entre la foule et les autorités lorsque les survivants ont perdu patience devant l\'absence de ces bus.
A Katmandou (Népal), des échauffourées ont éclaté entre la foule et les autorités lorsque les survivants ont perdu patience devant l'absence de ces bus. (DANISH SIDDIQUI / REUTERS)

Les esprits s'échauffent au Népal, cinq jours après le terrible séisme qui a frappé le pays. La police antiémeute a peiné, mercredi 29 avril, à ramener le calme parmi des milliers de survivants en colère faute de trouver un bus leur permettant de quitter Katmandou.

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La police a dû être déployée à la gare routière, près du Parlement, où la foule s'était rassemblée dès l'aube dans l'espoir de pouvoir monter à bord d'un des bus spéciaux promis par le gouvernement. Des échauffourées ont éclaté entre la foule et les autorités lorsque les survivants ont perdu patience devant l'absence de ces bus.

Le gouvernement reconnaît ses erreurs

"Nous attendons depuis l'aube. Ils nous ont dit qu'il y aurait 250 bus, mais aucun n'est encore arrivé", explique à l'AFP Kishor Kavre, étudiant de 25 ans venu dans l'espoir de partir de la capitale en ruines. "Nous sommes impatients de pouvoir revenir chez nous pour voir nos familles, mais nous ne savons pas quand [les bus] viendront. Je pense que le gouvernement est à la peine."

Les autorités népalaises ont justement admis avoir commis des erreurs dans leur réponse initiale. "C'est une catastrophe d'une ampleur sans précédent. Il y a eu des défaillances dans la gestion des opérations de secours", a reconnu mardi soir le ministre népalais des Communications, Minendra Rijal. "Nous améliorerons tout cela à partir de mercredi", a-t-il ajouté.