Rohingyas : la Birmanie et le Bangladesh se donnent deux ans pour régler le retour des réfugiés

Les deux pays ont trouvé un accord pour envisager le retour des plus de 650 000 de Rohingyas qui ont quitté la Birmanie depuis fin août.

Des Rohingyas arrivent au Bangladesh en traversant la rivière Naf sur un radeau de fortune, le 11 novembre 2017.
Des Rohingyas arrivent au Bangladesh en traversant la rivière Naf sur un radeau de fortune, le 11 novembre 2017. (ARNAUD FINISTRE / HANS LUCAS / AFP)

La Birmanie et le Bangladesh ont trouvé un accord, mardi 16 janvier. Les deux pays se sont donné deux années pour régler le retour des plus de 650 000 de Rohingyas qui ont quitté la Birmanie depuis fin août, pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane.

Ils se sont mis d'accord à Naypyidaw, la capitale birmane, "sur le document que devront remplir" les réfugiés, a indiqué le ministère des Affaires étrangères du Bangladesh qui ne précise pas quand le processus commencera.

"Epuration ethnique"

La Birmanie, pays à majorité bouddhiste, refuse la nationalité birmane aux Rohingyas, la liberté de mouvement et l'accès à de nombreux droits fondamentaux tels que la santé et l'éducation. L'exode est la conséquence d'une campagne de représailles de l'armée birmane dans l'Etat Rakhine après l'attaque d'une trentaine de commissariats par des rebelles séparatistes rohingyas. Les Nations unies estiment que cette minorité musulmane a été victime d'une "épuration ethnique".