Philippines : le fils de l'ex-dictateur Marcos remporte la présidentielle

Au moins quatre personnes ont été tuées à travers le pays dans des attaques de bureaux de vote.

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Des partisans du candidat à la présidence philippine Ferdinand Marcos Jr applaudissant lors du dernier meeting de campagne, à Paranaque City, dans la banlieue de Manille, le 7 mai 2022. (JAM STA ROSA / AFP)

"Bongbong" président. Ferdinand "Bongbong" Marcos Junior, fils du défunt dictateur Ferdinand Marcos, a largement remporté l'élection présidentielle aux Philippines, selon un premier décompte donné mardi 10 mai au matin (lundi 9 mai au soir à Paris) qui lui assure une avance définitive sur sa plus proche rivale. La certification définitive du vote doit prendre plusieurs semaines.

Âgé de 64 ans, Marcos Junior obtient 27 millions de voix selon un décompte provisoire. Il devrait ainsi devenir le premier président de l'histoire de la démocratie philippine à être élu avec une majorité absolue. Il lui suffisait, lors de ce scrutin à un seul tour, d'être celui des 10 candidats qui obtient le plus de voix pour l'emporter.

Environ 67 millions de Philippins étaient appelés aux urnes pour ces élections générales, lors desquelles devaient également être désignés le vice-président ainsi que les députés, la moitié des sénateurs, les gouverneurs de province et des milliers d'autres élus locaux. Les sondages avaient prédit une large victoire pour Marcos Jr, après une campagne électorale marquée par des torrents de désinformation.

Les affres de la dictature passées sous silence

Depuis des années, des comptes pro-Marcos Junior ont envahi les réseaux sociaux, faisant passer auprès des jeunes Philippins les 20 ans de régime de son père (1965-1986) comme une ère dorée de paix et de prospérité pour les Philippines. Et en passant sous silence les dizaines de milliers d'opposants arrêtés, torturés ou tués, ou encore les milliards de dollars volés par le clan Marcos dans les caisses du pays pour son enrichissement personnel.

Le régime avait été renversé en 1986 par une immense révolte populaire, et la famille Marcos était partie en exil aux Etats-Unis, avant de revenir dans le pays pour y retisser un puissant réseau de soutien politique.

La journée de lundi a été marquée par des violences. Au moins quatre personnes ont été tuées à travers le pays dans des attaques de bureaux de vote. Dimanche soir, l'explosion d'une grenade devant un autre avait fait neuf blessés.

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