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Vague d'émotion après le viol d'une Indienne de 5 ans

L'enfant a été mutilée à New Delhi par un homme d'une vingtaine d'années. Les manifestants dénoncent l'action de la police dans les affaires de viol.

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France Télévisions
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Manifestation devant le siège de la police à New Delhi, en Inde, le 21 avril 2013, après le viol d'une fillette de cinq ans.  (SAJJAD HUSSAIN / AFP)

Son martyre émeut tout le pays. Une fillette de 5 ans a été violée et mutilée à New Delhi par un homme d'une vingtaine d'années. Cette nouvelle affaire a déclenché une vague de manifestations, vendredi 19 avril, dans un dans un pays traumatisé par la mort d'une étudiante après un viol collectif fin décembre.

La petite victime est actuellement soignée à l'hôpital pour de graves blessures internes subies pendant sa séquestration par un voisin de 22 ans, employé dans un atelier de confection, et arrêté samedi. Selon le médecin en chef de l'hôpital, "elle est dans un état stable et elle montre ses signes d'amélioration", "ses jours ne sont plus en danger". "Elle est sans doute trop jeune pour comprendre la gravité de son état", a-t-il ajouté.

Enquête sur d'éventuelles négligences policières

Le suspect, Manoj Kumar, serait locataire dans l'immeuble où vit l'enfant, selon la presse. Après avoir enlevé sa petite victime lundi, l'avoir retenue pendant 40 heures, violée et torturée, il a été appréhendé après s'être réfugié chez ses beaux-parents dans l'Etat du Bihar (est). La fillette, elle, a été retrouvée par des voisins qui ont entendu ses pleurs.

 Les manifestations ont pris de l'ampleur samedi après la diffusion d'une vidéo sur laquelle un policier apparaît en train de gifler une manifestante. Des rumeurs selon lesquelles les enquêteurs auraient offert 2 000 roupies (28 euros) à la famille de la fillette pour qu'elle ne porte pas plainte ont également nourri le mécontentement de la population. 

Le porte-parole de la police de New Delhi, Rajan Bhagat, n'a pas commenté ces rumeurs. Le ministre de l'Intérieur, Sushil Kumar Shinde, a déclaré de son côté que le gouvernement avait ouvert une enquête sur d'éventuelles négligences de la police.

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