Indochine : les victimes françaises de 1945 oubliées

Il y a 70 ans, le 9 mars 1945, les Japonais, alliés des nazis, envahissaient l'Indochine. Près de 3 000 Français disparaissaient. Leurs descendants leur rendent hommage.

FRANCE 3

Ce sont les victimes françaises oubliées de la seconde guerre mondiale. Près de 3 000 Français d'Indochine sont tués par les Japonais lorsqu'ils ont envahi ce territoire, le 9 mars 1945. 70 ans après, leurs descendants leurs rendent hommage et se battent pour leur mémoire.
"Ca bougeait de partout il y avait des camions qui arrivaient, du monde partout dans la maison, mon père parlait avec ma mère très rapidement, qui brûlait des papiers, puis on est partis", explique Simone Bezer d'Hers, descendante d'une des victimes, au micro de France 3.

Prisonniers six mois

Dans leur fuite, le père de Simone Bezer d'Hers sa famille et ses collègues gendarmes se retrouvent acculés face à la mer. "À chacun il a dit un petit mot. A moi il m'a dit sois courageuse, sois très courageuse", explique-t-elle. Son père est ensuite tué, en se battant face aux Japonais pendant que sa famille fuyait à bord d'une chaloupe. Faite prisonnière, la famille d'Hers reste emprisonnée six mois, jusqu'à la capitulation japonaise.

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Le camp de Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne) accueillait le plus grand nombre de rapatriés d'Indochine. Ici, au début des années 1970. (PHOTO CEP / ALLARD)