Enfants pris au piège dans une grotte en Thaïlande : "Je prie pour que tout le monde s'en sorte vivant"

L'opération de sauvetage des douze enfants et de leur entraîneur de foot pris au piège depuis 15 jours dans une grotte inondée du nord de la Thaïlande a été déclenchée dimanche matin, avant l'arrivée redoutée de fortes précipitations. Autour de la grotte, ils sont des milliers de citoyens à s'être mobilisés.

Les secouristes ont repoussé au maximum le moment de l\'évacuation, le temps de pomper l\'eau, jusqu\'à avoir un minimum de portions sous-marines à parcourir en plongée.
Les secouristes ont repoussé au maximum le moment de l'évacuation, le temps de pomper l'eau, jusqu'à avoir un minimum de portions sous-marines à parcourir en plongée. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

En Thaïlande, les opérations d'évacuation ont débuté dimanche 8 juillet vers 5 heures du matin (heures françaises) pour faire sortir les 12 enfants bloqués depuis le 23 juin dernier avec leur entraîneur de foot dans la grotte inondée de Tham Luang, dans le Nord du pays. Une course contre la montre s'est engagée. Vendredi, un plongeur thaïlandais, venu apporter de l'oxygène qui se raréfie dans la grotte, est décédé pendant l'intervention. La mousson, avec l'arrivée de fortes pluies, rajoute à l'urgence.

Le pays tout entier solidaire

Autour du site de la grotte, ils sont des milliers à s’activer pour aider les centaines de secouristes thaïlandais mais aussi les équipes de spécialistes venues du monde entier. Sous sa tente, Rungsi distribue de l’eau et de la nourriture à tous ceux qui le lui demandent. Ce volontaire est venu de Si Saket, à 1 500 kilomètres du lieu de la grotte, pour aider comme il le peut : "Je me sens triste quand je pense aux enfants et à leur condition de vie. Je suis si fier d’être né en Thaïlande et de pouvoir aider mon pays", explique-t-il.

Je ne rentrerai pas chez moi tant que les enfants ne seront pas sortis.Rungsi, un volontaire venus de Si Saketà franceinfo

"Je suis les informations tout le temps. Et c'est pour ça qu'on est venus. Juste pour donner à manger aux secouristes, à l'armée, et pour leur donner du courage", confie de son côté Nednapa, une autre volontaire. "Toute ma famille participe et se cotise pour qu'on puisse les aider", explique-t-elle. 

Une évacuation espérée et redoutée

Si les bénévoles gardent le sourire, les pieds dans la boue, les 19 pompes qui déversent inlassablement des millions de litres d’eau depuis 15 jours, continuent, elles, de s'activer. Ces dernières ont pour objectif de faire baisser l’eau qui se trouve dans la cavité où sont coincés les enfants et leur entraîneur. 

Les autorités craignent désormais les fortes précipitations, attendues dans les jours qui viennent. "Le plus gros problème, c'est la pluie. J'espère qu'ils vont pouvoir sortir les enfants le plus rapidement possible, sains et saufs, parce qu'il pleut tous les jours. Je prie pour que tout le monde s'en sorte vivant", confiait samedi Chai, volontaire lui aussi, venu de Mae Sai, le district dont sont issus les enfants.

Les opérations d'évacuation qui ont débuté dimanche matin vont prendre de nombreuses heures, voire plusieurs jours. "Le premier [enfant] devrait sortir vers 21 heures", 16 heures heure de Paris, a assuré le chef de la cellule de crise, lors d'une conférence de presse.