Essais nucléaires en Polynésie : reconnaissance et facilités d'indemnisation

En visite en Polynésie française, François Hollande a reconnu que les essais nucléaires menés pendant trente ans dans l'archipel avaient bien eu un impact sanitaire et environnemental.

FRANCE 3
 
La Polynésie française attendait ça depuis des décennies. François Hollande a reconnu que les essais nucléaires menés dans l'archipel avaient bien eu un impact sanitaire et environnemental. Et il s'est engagé également à faciliter l'indemnisation des victimes. "J'ai donc décidé de modifier le décret d'application pour préciser la notion de risque négligeable pour certaines catégories de victimes, lorsqu'il est démontré que les mesures de surveillance indispensable n'avaient pas été mises en place", a-t-il déclaré. 

Dette nucléaire

De 1966 à 1996, il a été procédé dans l'archipel à 193 essais, dont 46 à l'air libre. Conséquence : des atolls inhabitables à jamais et 1 000 dossiers médicaux déposés par les victimes de ces essais. Mais aujourd'hui, seuls 20 malades, dont quatre Polynésiens, ont été indemnisés. Et pour ce qu'on considère en Polynésie comme la "dette nucléaire" (le manque à gagner depuis l'arrêt des essais), le président a annoncé le maintien d'une enveloppe annuelle de 90 millions d'euros.
 
Le JT
Les autres sujets du JT
François Hollande s\'adresse à Papetee aux élus de Polynésie française, le 22 février 2016.
François Hollande s'adresse à Papetee aux élus de Polynésie française, le 22 février 2016. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)