Entre scandales et ambitions, le retour en Corée de Ban Ki-moon s'annonce tempétueux

Ban Ki-moon a quitté, samedi, ses fonctions de secrétaire général de l'ONU et prépare sa candidature à l'élection présidentielle en Corée du Sud sur fond de scandale de corruption.

Ban Ki-moon, ex-secrétaire de l\'ONU, au siège des Nations-Unies, à New York, le 30 décembre 2016.
Ban Ki-moon, ex-secrétaire de l'ONU, au siège des Nations-Unies, à New York, le 30 décembre 2016. (KENA BETANCUR / AFP)

Après dix années comme secrétaire général de l’ONU, le Sud-Coréen Ban Ki-moon quitte ses fonctions samedi 31 décembre. Il sera remplacé, dès dimanche, par le portugais Antonio Guterres. Si Ban Ki-Moon a évité les scandales personnels lorsqu'il était en poste, cela va peut-être changer. Il est accusé de corruption dans son pays, alors qu'il compte briguer la présidence de la République coréenne.

Ban Ki-Moon aurait reçu 200 000 dollars en 2005, alors qu'il était ministre coréen des Affaires étrangères. De l'argent remis en liquide dans sa résidence, a affirmé, il y a quelques jours, un journal de Séoul. Deux ans plus tard, alors qu'il arrive à la tête de l'ONU, il aurait également reçu 30 000 euros, via un restaurant new yorkais.

Cet argent aurait été fourni par un homme d'affaire sud-coréen véreux. Ce dernier a été condamné en 2009 pour évasion fiscale et corruption impliquant des hommes politiques. L'enquête sur ce patron de fabrique de chaussures aurait ignoré, à l'époque, l'implication du secrétaire général de l'ONU. Le porte-parole de Ban Ki Moon a qualifié ces accusations de "fausses et infondées". L'opposition a demandé l'ouverture d'une nouvelle enquête.

Ces révélations pourraient freiner les ambitions de Ban Ki-moon. Il prépare actuellement sa candidature à la présidentielle coréenne. L'élection devait avoir lieu en décembre prochain, mais elle pourrait être précipitée si la Cour constitutionnelle valide la destitution de l'actuelle présidente, accusée de corruption.