Des millions d'Indiens se baignent dans le Gange pour la Kumbh Mela

Des millions de pèlerins hindous se sont rassemblés sur les rives du Gange, lors de la journée jugée la plus propice du plus grand festival religieux au monde. 

Ils sont venus se laver de leur péchés. Des millions de pèlerins hindous étaient rassemblés, dimanche 10 février, sur les rives du Gange, lors de la journée jugée la plus propice de la Kumbh Mela, le plus grand festival religieux au monde qui se tient tous les douze ans à Allahabad, dans le nord de l'Inde.

Environ 20 millions se sont pressés sur l'immense zone réservée aux pélerins, le long des rives du fleuve sacré, a indiqué Ashok Sharma, un des porte-parole du festival : "On estime le nombre de personnes allant au fleuve à quelque 20 millions, en se basant sur nos observations aériennes depuis des hélicoptères, nos caméras et nos gens sur le terrain", a détaillé le porte-parole. "Les pèlerins sont encouragés à quitter les ghats, les marches allant au fleuve après s'être baignés pour éviter les encombrements."

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Dimanche 10 février, la population de la ville Allahabad avait enflé jusqu'à 40 millions de personnes, contre 1,2 million en temps normal. C'est là que se trouve le Sangam, lieu de pèlerinage à la confluence du Yamuna, du Gange et du Saraswati. ROBERTO SCHMIDT / AFP
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Des gourous au corps recouvert de cendres ont conduit les millions de pèlerins vers les eaux, avant l'aube, pour un bain censé laver des péchés. ADNAN ABIDI / REUTERS
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Les milliers de policiers et de volontaires chargés de diriger les flots humains demandaient aux pèlerins de se tremper brièvement dans l'eau glacée puis de laisser la place aux suivants. SAURABH DAS / AP / SIPA
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La "Maha Kumbh Mela", qui a démarré le 14 janvier et s'achèvera début mars, se tient tous les douze ans à Allahabad et rassemble sur toute sa durée (55 jours) une centaine de millions d'hindous, faisant de ce festival le plus vaste au monde. ROBERTO SCHMIDT / AFP
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Cette fête trouve son origine dans la mythologie hindoue, selon laquelle quelques gouttes du nectar de l'immortalité sont tombées sur les quatre villes qui accueillent ce rassemblement : Allahabad, Nasik, Ujjain et Haridwar. ROBERTO SCHMIDT / AFP
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Les bains ont lieu à la confluence de trois fleuves sacrés : le Gange, Yamuna et Saraswati. Les pélerins pensent que se baigner dans ces eaux ôte leurs péchés et les libère du cycle des réincarnations. ROBERTO SCHMIDT / AFP
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Des sages aux cheveux entortillés en dreadlocks, des prophètes autoproclamés et des hommes de peu ont afflué de tout le pays en un spectacle chaotique et coloré de l'étourdissante spiritualité indienne. ADNAN ABIDI / REUTERS
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La plupart des dévots plongent leur tête sous l'eau, d'autres boivent une gorgée ou remplissent une gourde pour la ramener chez eux. ADNAN ABIDI / REUTERS
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En dépit de son rôle dans les rites de l'hindouisme, le Gange subit les méfaits de l'industrie et des implantations humaines sur ses rives, qui transforment ses eaux claires jaillissant de l'Himalaya en un courant boueux charriant des détritus. MANISH SWARUP / AP / SIPA
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Pendant ce rassemblement, une bousculade a fait au moins 10 morts. Les familles des victimes attendent en gare d'Allahabad, dimanche 10 février. SANJAY KANOJIA / AFP