Crise des sous-marins : immense déception pour l'usine Jeumont Electric

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Sous-marins : immense déception pour l'usine Jeumont Electric
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Article rédigé par
France 3 Lille, M.Lictevout, B.Thery, R.Maucort, - France 3
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Une partie des propulseurs des sous-marins aurait dû être fabriquée dans l'usine Jeumont Electric, dans le Nord. Forcément, l'annulation du contrat avec l'Australie se lit sur toutes les lèvres. 

La suspension du contrat de sous-marins par l'Australie est l'unique sujet de conversation depuis jeudi 16 septembre pour les près de 500 salariés du site de Jeumont Electric, dans le Nord. "C'est du jamais vu. Après, malheureusement, ce sont des décisions politiques, ça nous dépasse un peu", confie Florian Brasseur, secrétaire CGT, qui fait part de sa "tristesse". Si leur poste n'est pas menacé, le contrat devait garantir des embauches pour plusieurs années, voire des décennies. 

Une perte importante 

Le maire (PS) de la ville, Benjamin Saint-Huile, est préoccupé pour l'avenir industriel de la Maubeuge-Val de Sambre, et demande au gouvernement français de "défendre les intérêts de la France". Jeumont Electric fabrique des moteurs destinés aux secteurs du nucléaire, de l'industrie et le naval. L'entreprise avait commencé à plancher sur des projets et un prototype de propulseur pour les sous-marins australiens. Tout s'arrête aujourd'hui. Le contrat "aurait représenté un surcroit de chiffre d'affaires d'une petite dizaine de millions d'euros par an entre 2025 et au-delà de 2040", indique le président d'Altawest et de Jeumont Electric, Philippe Garelli.  

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