Corée du Sud : le patron de Samsung, condamné pour corruption, obtient une grâce présidentielle

Le milliardaire avait été libéré sous condition en août 2021, après avoir purgé 18 mois de prison.

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Lee Jae-yong, le patron du groupe Samsung, lors du dîner d'investiture du président sud-coréen Yoon Suk-yeol, le 10 mai 2022. (JEON HEON-KYUN / AFP)

L'héritier et leader de facto du groupe Samsung a bénéficié d'une grâce présidentielle, vendredi 12 août. Lee Jae-yong, condamné pour corruption et détournement de fonds en janvier 2021, sera "réintégré" pour "contribuer à surmonter la crise économique de la Corée du Sud", a déclaré le ministre de la Justice Han Dong-hoon. Le milliardaire avait été libéré sous condition en août 2021, après avoir purgé 18 mois de prison, soit un peu plus de la moitié de sa peine initiale.

Cette grâce lui permettra de reprendre pleinement le travail, en levant l'interdiction d'emploi qui lui avait été imposée par le tribunal pendant une période de cinq ans après sa peine de prison. Le ministère espère que l'homme d'affaires pourra "diriger le moteur de croissance du pays en investissant activement dans les technologies et en créant des emplois".

Lee Jae-yong a obtenu cette grâce en même temps que trois autres hommes d'affaires, dont le président du groupe Lotte, Shin Dong-bin, condamné à une peine de prison de deux ans et demi avec sursis dans une affaire de corruption en 2018. Il s'agit du dernier exemple en date d'une tradition sud-coréenne de mansuétude à l'encontre des grands patrons condamnés pour corruption et autres délits financiers.

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