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Birmanie : des dizaines de milliers de manifestants continuent de dénoncer le coup d'Etat militaire

Samedi, d'importantes manifestations avaient déjà eu lieu dans plusieurs villes du pays, pour condamner le putsch du 1er février qui a renversé Aung San Suu Kyi. 

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France Télévisions
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Des manifestants dénoncant le coup d'Etat militaire à Rangoun (Birmanie), le 7 février 2021.  (YE AUNG THU / AFP)

La contestation se poursuit en Birmanie, près d'une semaine après le coup d'Etat militaire qui a renversé et assigné à résidence la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi. Plusieurs dizaines de milliers de Birmans opposés au coup d'Etat ont de nouveau manifesté à Rangoun, la capitale économique du pays, dimanche 7 février.

Les manifestants avaient prévu de se retrouver devant l'hôtel de ville, mais l'accès à la zone a été bloqué par des barricades. Plusieurs groupes ont défilé dans la ville, où des policiers anti-émeutes ont été déployés en nombre. Aucun affrontement n'a été rapporté à ce stade. 

Des contestataires brandissaient des pancartes : "Respectez notre vote", "libérez Mother Suu", en référence à Aung San Suu Kyi. D'autres agitaient des drapeaux aux couleurs de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), et faisaient le salut à trois doigts, un geste de résistance. Un autre rassemblement s'est également tenu à Mandalay, dans le centre du pays. 

Coupures d'internet et arrestations

Malgré les ordres de blocage d'internet et des réseaux sociaux par l'armée, le rassemblement de dimanche à Rangoun était retransmis en ligne sur Facebook. Les outils de communication restent cependant très perturbés : internet fonctionne seulement "à 14% de ses niveaux habituels" et "les coupures touchent l'ensemble du pays", a fait savoir l'ONG spécialisée Netblocks.

Samedi, des dizaines de milliers de personnes avaient déjà manifesté dans plusieurs villes pour condamner le putsch du 1er février, qui a mis un terme à une fragile transition démocratique de dix ans. 

Les arrestations se poursuivent depuis ce coup d'Etat : plus de 160 personnes ont été interpellées, selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques birmans, basée à Rangoun.

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