Sri Lanka : le groupe Etat islamique diffuse une preuve de son implication dans les attentats

Le groupe jihadiste a diffusé mardi une vidéo d’allégeance des kamikazes. Il a aussi donné les noms des sept "combattants" à l'origine des attaques qui ont fait au moins 320 morts il y a deux jours. 

Des militaires sri lankais dans l\'église de Saint-Sébastien à Negombo au Sri Lanka, le 22 avril 2019. 
Des militaires sri lankais dans l'église de Saint-Sébastien à Negombo au Sri Lanka, le 22 avril 2019.  (THARAKA BASNAYAKA / NURPHOTO / AFP)

Le groupe Etat islamique a revendiqué les attentats contre des églises et des hôtels qui ont fait au moins 320 morts dimanche au Sri Lanka, rapporte mardi 23 avril l'organe de propagande de l'organisation jihadiste, Amaq. "Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la coalition et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de l'EI", a annoncé le groupe jihadiste. 

L'Etat islamique a également donné les noms de sept "combattants". Abou Oubeida, Abou Baraa et Abou Moukhtar ont, selon le groupe jihadiste, perpétré les attaques contre le Cinnamon Grand Hotel, le Shangri-La et le Kingsbury. Abou Hamza, Abou Khalil et Abou Mohamad ont mené, d'après la même source, les attaques contre les trois églises à Colombo, Negombo et Batticaloa. Quant au septième jihadiste, Abou Abdallah, il a, selon les jihadistes, tué trois policiers dans une attaque dans la banlieue de Colombo.

Diffusion d'une vidéo d'allégeance des kamikazes

Sur une photo diffusée avec le communiqué, dont l'authenticité n'a pu être vérifiée de source indépendante, huit hommes habillés de noir, dont sept au visage masqué, posent devant le drapeau noir du groupe terroriste. Le seul homme au visage découvert arbore une barbe noire et porte un fusil d'assaut. Amaq a par la suite publié une vidéo montrant visiblement les mêmes personnes prêtant allégeance au chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi.

Un ministre sri lankais a déclaré mardi que les attentats coordonnés semblaient avoir été perpétrés par deux groupes islamistes sri lankais en représailles au massacre commis le mois dernier dans des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Un Syrien figure néanmoins au nombre des suspects interrogés dans le cadre de l'enquête.