Attentats de Christchurch : le suspect des attaques contre des mosquées devra répondre de 89 chefs de meurtre et tentatives de meurtre

La police n'exclut pas "d'autres charges", mais le motif terroriste n'est pour le moment pas retenu.

Un policier monte la garde devant la mosquée Al-Noor, à Christchurch, le 29 mars 2019, pendant une cérémonie d\'hommage aux victimes des attaques.
Un policier monte la garde devant la mosquée Al-Noor, à Christchurch, le 29 mars 2019, pendant une cérémonie d'hommage aux victimes des attaques. (SANKA VIDANAGAMA / AFP)

L'Australien Brenton Tarrant avait jusqu'à présent été inculpé pour un seul meurtre, les enquêteurs souhaitant aller vite. Ce suprémaciste blanc accusé d'avoir perpétré le massacre dans deux mosquées de Christchurch "devra répondre de 50 chefs de meurtre et de 39 chefs de tentative de meurtre lorsqu'il comparaîtra vendredi" devant la justice néo-zélandaise, a annoncé la police jeudi 4 avril, dans un court communiqué (en anglais).

Les enquêteurs n'ont pas exclu d'autres charges contre le suprémaciste, sans autres précision. Pourrait-il s'agir de chefs de terrorisme ? Si la police emploie bien l'expression "attaque terroriste" dans le titre de son communiqué, le supect n'est toujours pas poursuivi pour terrorisme. Car le ministère public devrait alors démontrer que l'accusé essayait d'instiller la terreur au nom d'une idéologie, au risque d'offrir "une tribune" au suspect.

Vendredi, le suspect comparaîtra en vidéoconférence, depuis la prison haute sécurité d'Auckland, où il est détenu. La Haute Cour de Christchurch a expliqué récemment que l'audience serait brève et destinée à "établir la position de l'accusé concernant sa représentation légale" et d'autres questions de procédure. Brenton Tarrant a limogé son avocat commis d'office après sa première comparution le 16 mars, ce qui fait craindre qu'il veuille se défendre lui-même et se servir de son procès comme plateforme de propagande.