Conflit Arménie-Azerbaïdjan : la France réclame une "enquête impartiale" après des allégations d'exécutions de prisonniers arméniens

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre l'exécution d'au moins sept hommes, présentés comme des prisonniers arméniens, criblés de balles par des soldats présentés comme azerbaïdjanais.

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France Télévisions
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Un rassemblement en soutien à l'Arménie, après l'escalade des tensions à la frontière avec l'Azerbaïdjan, le 15 septembre 2022, à Paris.  (FIORA GARENZI / HANS LUCAS / AFP)

La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a demandé, mardi 4 octobre, le lancement d'une "enquête impartiale et indépendante" après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo présentée comme l'exécution de prisonniers arméniens par des soldats azerbaïdjanais.

"L'exécution de prisonniers de guerre constitue un crime de guerre. Il ne peut pas y avoir d'impunité", a lancé Catherine Colonna lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "La France est solidaire du peuple arménien et a appelé au lancement d'une enquête impartiale et indépendante", a-t-elle dit.

Des affrontements meurtriers mi-septembre

Cette vidéo, massivement diffusée en ligne ces derniers jours, montre l'exécution d'au moins sept hommes, présentés comme des prisonniers arméniens, criblés de balles par des soldats présentés comme azerbaïdjanais. "La communauté internationale doit condamner ces crimes de guerre et prendre des mesures pour stopper l'agression azerbaïdjanaise", avait tweeté dimanche le Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

Mi-septembre, au moins 286 personnes ont été tuées dans des affrontements à la frontière entre Arménie et Azerbaïdjan, deux anciennes républiques soviétiques en conflit depuis 1991. Erevan (capitale de l'Arménie) a accusé Bakou (capitale de l'Azerbaïdjan) d'être à l'origine de l'agression et d'avoir porté les combats en Arménie. "Les incursions armées récentes de l'Azerbaïdjan sont extrêmement graves", a dénoncé Catherine Colonna, estimant que ces événements avaient aussi "révélé l'incapacité de la Russie à jouer le rôle d'arbitre" dans ce conflit entre les deux pays du Caucase. 

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