Tuerie de San Bernardino : un bras de fer entre Barack Obama et Apple

Le FBI souhaite accéder aux données cryptées du téléphone de l'un des tueurs. Apple refuse malgré la pression de Washington.

France 3
Après la tuerie de San Bernardino, le FBI avait réussi à mettre la main sur le téléphone de l'un des deux tueurs. Mais le téléphone est crypté et la police ne parvient pas à accéder aux données. Mardi 16 février, un juge a ordonné qu'Apple, le fabricant du smartphone, prête main-forte au FBI. Tim Cook a refusé. Il affirme dans une lettre que cette requête constitue une menace pour la sécurité des utilisateurs. "Ce que dit Apple c'est qu'il ne s'agit pas de décrypter un simple téléphone, mais de donner la clé pour tous les téléphones. Passe-partout qui pourrait tomber dans de mauvaises mains et violer la sécurité des iPhone dans le monde entier", commente Seth Berenzweig, avocat.

Les libertés individuelles au coeur de la polémique

Le décryptage "pourrait servir aux hackers, aux espions étrangers, à des concurrents d'Apple. C'est un vrai danger pour les consommateurs et pour l'industrie américaine" confirme Marc Rottenberg, du centre d'information sur la confidentialité électronique. Washington s'en est mêlé et affirme que la justice ne demande le décryptage que d'un seul téléphone. Et Barack Obama a rappelé mercredi le principe de protection de la liberté et de la vie privée des Américains.
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Barack Obama prononce son dernier discours sur l'état de l'Union, le 12 janvier 2016 à Washington. (EVAN VUCCI / AP POOL / AFP)