Séisme en Haïti : des difficultés pour l'arrivée de l'aide aux sinistrés alors que le bilan atteint près de 2 200 morts

Selon le dernier bilan de la protection civile haïtienne, 2 189 personnes sont mortes, 332 restent disparues et il y a plus de 12 000 blessés.

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Des sinistrés se réfugient sous un abri de fortune, le 17 août 2021, près de la commune des Cayes, en Haiti. (REGINALD LOUISSAINT JR / AFP)

Cinq jours après le séisme qui a ravagé le sud-ouest d'Haïti, le défi est de fournir en toute sécurité l'aide humanitaire aux centaines de milliers de sinistrés, dont certains vivent dans des zones enclavées. Selon la protection civile haïtienne, le bilan du tremblement de terre s'élevait mercredi 18 août au soir à 2 189 morts, 332 disparus et plus de 12 000 blessés. "Les opérations de sauvetage se poursuivent", a-t-elle précisé sur Twitter.

Le sud-ouest du pays est en proie au chaos alors que les sinistrés du tremblement de terre doivent en plus faire face aux intempéries déclenchées par le passage de l'ouragan Grace. Les Etats-Unis ont affrété huit hélicoptères de l'armée depuis le Honduras pour continuer les efforts d'évacuation médicale. L'USS Arlington, un navire de transport de la marine américaine devait arriver mercredi en Haïti avec à son bord, une équipe chirurgicale.

Une trêve informelle entre gangs

"On a à peu près 600 000 personnes directement affectées et qui ont besoin d'assistance humanitaire immédiate", détaille Jerry Chandler, directeur de la protection civile haïtienne. "Il a fallu trouver des moyens pour assurer la sécurité, ce qui reste un gros défi. Nous savons qu'il y avait un problème au niveau de la sortie sud de Port-au-Prince, à Martissant mais ce problème-là est apparemment résolu puisqu'on a pu passer depuis les deux derniers jours", précise-t-il.

Depuis début juin, toute circulation sécurisée était impossible sur deux kilomètres de la route nationale qui traverse la zone de Martissant, quartier pauvre de la capitale haïtienne, ravagée par les affrontements entre gangs. A la suite du tremblement de terre qui a dévasté le pays, tirs sporadiques et attaques aléatoires de véhicules ont cessé, selon les autorités, sans qu'aucune opération de police n'ait eu lieu pour reprendre le contrôle du quartier.

Si cette trêve informelle observée par les bandes armées est un soulagement pour les acteurs humanitaires, la distribution de l'aide aux sinistrés du séisme n'en demeure pas moins compliquée. "C'est arrivé qu'on soit confrontés à des populations un peu frustrées et impatientes qui causent des problèmes et qui bloquent justement les convois", rapporte Jerry Chandler, précisant que "l'idée est de pouvoir arriver le plus vite possible et de desservir le plus de monde possible".

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