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Le candidat républicain Newt Gingrich traite les Palestiniens de "terroristes"

L'homme qui se voit affronter Barack Obama à la présidentielle américaine de 2012 a tenu ce week-end des propos très virulents à l'encontre du peuple palestinien. 

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France Télévisions
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Le candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine Newt Gingrich débat avec ses adversaires, samedi 10 décembre, à Des Moines dans l'Iowa.  (KEVORK DJANSEZIAN / AFP)

Favori de la course républicaine à la Maison-Blanche, Newt Gingrich a déclaré samedi 10 décembre lors d'un meeting dans l'Iowa que les Palestiniens "sont des terroristes." La veille, l'ex-président de la Chambre des représentants avait suscité la polémique en affirmant que peuple palestinien avait été "inventé". Retour sur un week-end de controverses.

Vendredi : "un peuple inventé", la déclaration choc

Questionné lors d'un entretien diffusé vendredi par la chaîne américaine Jewish Chanel sur la politique menée par l'administration du président Obama en faveur de la paix au Proche-Orient, le républicain a attaqué les démocrates : Ils "se font des illusions" sur la situation dans la région.  "Nous sommes en présence d'un peuple palestinien inventé, qui est en fait un peuple arabe, et qui faisait historiquement partie de la communauté arabe."

Dans la foulée, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a exprimé son indignation et réclamé des excuses. Ses "remarques vulgaires, blessantes et ridicules constituent une distorsion totalement inacceptable de la vérité historique". Et de conclure que "même les plus extrémistes des colons n'oseraient pas parler de façon aussi ridicule".

Samedi : "Ces gens sont des terroristes"

Samedi soir, lors d'un débat entre candidats républicains dans l'Iowa, Newt Gingrich a maintenu ses déclarations, allant même au-delà de ses propos initiaux : "Quelqu'un doit avoir le courage de dire la vérité. Ces gens sont des terroristes. Ils enseignent le terrorisme dans leurs écoles."

Dans l'après-midi, le porte-parole de Newt Gingrich avait toutefois voulu calmer les esprits. Dans un communiqué, RC Hammond écrivait que le candidat "soutient une paix négociée entre Israël et les Palestiniens qui comprendra nécessairement un accord entre Israël et les Palestiniens sur les frontières d'un Etat Palestinien".

Prudents, les autres candidats à la primaire républicaine se sont contentés d'affirmer leur soutien à Israël. "Je pense que nous sommes bien sages de soutenir notre allié Israël et de ne pas aller plus loin qu'eux", a dit Mitt Romney. Pour Ron Paul, farouche partisan de l'isolationnisme américain, de telles déclarations pourraient mener les Etats-Unis vers "des ennuis".

Dimanche : la colère des autorités palestiniennes

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a fustigé dimanche les déclarations de Newt Gingrich. Elles sont "violentes, racistes et dénient les droits du peuple palestinien et de son histoire ancienne", a-t-il fait savoir.

"Elles manifestent clairement une incitation à la violence contre les Palestiniens", a déploré un porte-parole du Hamas à Gaza en les qualifiant de "minable propagande électorale". Aux Etats-Unis, le conflit israélo-palestinien constitue un enjeu de politique étrangère déterminant.

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