Non, la télé saoudienne n'a pas flouté le visage de Michelle Obama

Des médias américains ont accusé, à tort, la télévision d'Etat saoudienne d'avoir censuré le visage de la femme du président des Etats-Unis, qui ne portait pas de voile lors d'une visite officielle à Ryad mardi.

Le roi Salmane d\'Arabie saoudite (à droite) et la Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, le 27 janvier 2015 à Ryad.
Le roi Salmane d'Arabie saoudite (à droite) et la Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, le 27 janvier 2015 à Ryad. (SAUL LOEB / AFP)

La télévision saoudienne a-t-elle flouté les images de Michelle Obama en visite à Ryad ? La Première dame des Etats-Unis accompagnait son mari Barack Obama, venu présenter ses condoléances, mardi 27 janvier, au roi Salmane d'Arabie saoudite après la mort de son prédécesseur.

A sa sortie de l'avion présidentiel Air Force One, Michelle Obama est apparue cheveux au vent, à rebours de la loi locale qui oblige les femmes à apparaître voilées dans l'espace public. Des exceptions peuvent être accordées à des femmes étrangères, rappelle le Washington Post (en anglais)

Très rapidement ont circulé sur internet des vidéos reprenant les images de la télévision saoudienne avec un floutage du visage de la Première dame. Plusieurs médias américains ont alors écrit des articles affirmant que la télévision d'Etat saoudienne avait flouté le visage non-voilé de Michelle Obama, créant un début de polémique.

Mais en réalité, il n'en est rien. Des journalistes américains ont assuré que la télévision d'Etat avait bien montré les images sans censure et que le floutage avait sans doute été ajouté par un internaute, qui a mis en ligne les images.

Dans un e-mail adressé à la rédaction de Bloomberg View, qui avait dans un premier temps affirmé que Michelle Obama avait été floutée, l'ambassade saoudienne à Washington affirme que la télévision "a montré l'intégralité de la cérémonie à l'aéroport et au palais" et que "rien n'a été flouté", comme le montrent ces images de la télévision saoudienne diffusées par l'agence américaine AP.

AP