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Le maire de Toronto reconnaît avoir fumé du crack

Après avoir nié pendant des mois des allégations liées à une vidéo compromettante, Rob Ford a fini par avouer, en déclarant ne pas être dépendant à cette drogue.

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France Télévisions
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Le maire de Toronto (Canada), Rob Ford, le 3 novembre 2013 à la sortie d'une émission de radio au cours de laquelle il avait à nouveau nié avoir fumé du crack. (MARK BLINCH / AP / SIPA)

Les accusations et la pression médiatique commençaient à devenir trop lourdes pour Rob Ford. Mardi 5 novembre, le maire de Toronto (Canada) a finalement reconnu avoir fumé du crack, un puissant dérivé de la cocaïne. Comme le décrit le National Post (en anglais), il s'exprimait devant des journalistes à qui il a demandé de réitérer la question qu'on lui pose depuis des mois : "Avez-vous fumé du crack ?" Il a alors répondu : "Exactement. Oui, j'ai fumé du crack. J'ai fait des erreurs… Tout ce que je peux faire, c'est m'excuser et passer à autre chose." Il entend poursuivre son "travail" jusqu'à la fin de son mandat, qui se termine en octobre 2014.

Rob Ford a expliqué son geste par une trop forte consommation d'alcool et affirmé qu'il était alors dans un état de "stupeur alcoolique". Mais il a assuré aux journalistes qu'il n'était pas dépendant à la drogue. Comme l'explique le site 24hMontreal, il a également refusé de reconnaître qu'il avait menti : "Je n'ai pas menti, vous n'avez pas posé la bonne question."

Une vidéo compromettante

Depuis près de six mois, Rob Ford niait farouchement les accusations portées contre lui, fondées sur les affirmations d'un journal local. Fin mai, le Toronto Star (en anglais) assurait avoir eu accès à une vidéo filmée il y a environ un an par un téléphone, où le maire de Toronto fumait du crack en tenant des propos incohérents. Ces révélations avaient provoqué une onde de choc dans la ville et de nombreux collaborateurs du maire avaient démissionné. Mais Ford s'était immédiatement défendu en niant en bloc ces accusations.

Fin octobre, la fameuse vidéo a fini par être retrouvée par la police. Le chef de la police de Toronto, arguant d'abord que l'enquête était "en cours", avait fini par reconnaître le caractère compromettant de la vidéo, en se déclarant "déçu (…) en tant que citoyen". Finalement, le maire a reconnu sa faute.

Mais il aura nié jusqu'au bout. Dimanche 3 novembre, il avait à nouveau rejeté les accusations, demandant que la vidéo soit diffusée au public. Quelques heures avant ses aveux, Doug Ford, son frère et conseiller municipal, avait en outre exigé la démission du chef de la police, criant au complot politique contre Rob Ford.

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