Pourquoi des scientifiques prévoient la fin de notre civilisation d'ici quelques décennies

La société industrielle serait victime de la surexploitation des ressources et d’une répartition des richesses de plus en plus inégale.

Selon cette étude de la Nasa, le déséquilibre entre les plus riches et les plus pauvres pourrait entraîner, d\'ici quelques décennies, des famines, conduisant à terme à la fin de notre civilisation industrielle.
Selon cette étude de la Nasa, le déséquilibre entre les plus riches et les plus pauvres pourrait entraîner, d'ici quelques décennies, des famines, conduisant à terme à la fin de notre civilisation industrielle. (HADYNYAH / VETTA / GETTY IMAGES)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Notre civilisation industrielle touche à sa fin. Elle pourrait s'effondrer au cours des prochaines décennies, rapporte Rue89, qui cite mercredi 19 mars un article du Guardian (en anglais)Selon une étude parrainée par le Goddard Space Flight Center de la Nasa (Etats-Unis), la répartition des richesses de plus en plus inégale et la surexploitation des ressources naturelles seraient en cause. Francetv info détaille ce scénario catastrophe.

Parce que l'histoire se répète

Pour en arriver à ce terrible bilan, les chercheurs se sont appuyés sur l'histoire des civilisations qui ont connu une phase ascendante, comme la nôtre, puis un effondrement. Les auteurs ont fait tourner un modèle conçu par le mathématicien Safa Motesharrei et une équipe d’experts en sciences sociales. Pour chaque civilisation, ils ont étudié les données concernant la population, le climat, l’eau, l’agriculture, l’énergie, la répartition des richesses, et trouvé des similitudes. "La chute de l'Empire romain, des dynasties mésopotamiennes, ou encore de celle des Han en Chine prouvent que les civilisations avancées, sophistiquées, complexes et créatives peuvent être à la fois fragile et éphémère", notent les chercheurs. 

Parce qu'il n'y aura plus de travailleurs

Les chercheurs ont imaginé deux scénarios. Dans le premier, les plus riches de la planète seraient de moins en moins nombreux, mais de plus en plus riches et consommeraient de plus en plus. Ce déséquilibre entraînerait alors des famines pour les plus pauvres, et des pertes de travailleurs. "Dans ce cas, la destruction de notre monde ne serait donc pas due à des raisons climatiques, mais à la disparition des travailleurs", note la RTBF.

Parce que les ressources seront surexploitées

Selon la deuxième hypothèse, la surexploitation des ressources naturelles entraînerait le déclin des plus pauvres. Et ce serait leur effondrement complet qui causerait alors le déclin des populations les plus riches.

Parce que le progrès sera incapable d'enrayer le processus...

En général, relève l'étude, la stratification sociale entre les riches et les pauvres mène à la surconsommation des uns, les autres étant condamnés à survivre. Pour les auteurs de cette thèse, le salut ne viendra pas des progrès de la technologie ou de la recherche, car ces progrès ont d’autres conséquences encore plus néfastes. Ils entraînent une plus forte consommation et une plus forte extraction des ressources. "Les changements technologiques augmentent l'efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation."

Cependant, les scientifiques soulignent que les pires scénarios peuvent être évités grâce à des politiques appropriées et des changements structurels. Parmi ces politiques, la répartition plus équitable des ressources et la réduction de la consommation des ressources.