La mannequin Lauren Wasser va subir une seconde amputation de la jambe après un syndrome de choc toxique

Elle avait déjà été amputée de sa jambe droite, en 2012. La femme de 29 ans, qui a poursuivi son activité de modèle, a expliqué au "Washington Post" souffrir "atrocement tous les jours".

La mannequin Lauren Wasser, à Los Angeles (Californie), le 6 décembre 2017.
La mannequin Lauren Wasser, à Los Angeles (Californie), le 6 décembre 2017. (RICH FURY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

"Mes jambes représentaient tout pour moi. Je n'avais aucune idée de ce que ma vie serait sans elles." Lauren Wasser a été amputée de sa jambe droite, en 2012, à la suite d'un syndrome de choc toxique. La mannequin, âgée de 29 ans, a annoncé dans une interview au Washington Post (en anglais), mercredi 20 décembre, qu'elle devait être prochainement amputée de sa seconde jambe.

Lauren Wasser, qui a poursuivi son activité de modèle, explique au quotidien américain souffrir "atrocement tous les jours" en dépit de ses traitements hebdomadaires. Pour elle, une deuxième amputation va "inévitablement" avoir lieu dans les mois qui viennent.

Summer is coming get them legs ready ☀️‍♂️

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Lauren Wasser se sentait faible, le 3 octobre 2012 mais attribuait son état à ses règles qui débutaient. Le lendemain, elle était retrouvée inconsciente sur le sol de sa chambre et transportée en urgence à l'hôpital Saint John's de Los Angeles, avec 41°C de fièvre. Ses organes cessaient progressivement de fonctionner.

Les médecins ont finalement compris le phénomène en découvrant que la jeune femme portait un tampon. Resté trop longtemps, il avait contribué au développement de bactéries à l'intérieur du vagin. Les toxines produites par le staphylocoque doré, avaient pénétré dans le sang, provoquant un syndrome du choc toxique.

Elle a ensuite été amputée de sa jambre droite et des orteils gauches. Les médecins l'avait déjà prévenue, à l'époque, qu'une amputation de l'autre jambe pourrait avoir lieu. Depuis, la mannequin milite, avec sa mère, pour demander aux industriels davantage de transparence dans la fabrication et la composition, des tampons hygiéniques.