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Colombie. Des négociations de paix avec les Farc en octobre à Oslo

Les discussions, annoncées officiellement par le président colombien, tenteront de mettre fin à près d'un demi-siècle de conflit.

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France Télévisions
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Le président colombien, Juan Manuel Santos, le 27 août 2012 à Bogota. (CESAR CARRION / PRESIDENCIA / AFP)

Ce sont des négociations de paix historiques qui s'ouvriront, à partir du mois d'octobre, entre le pouvoir colombien et la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires (Farc), en conflit depuis près d'un demi-siècle. "Les discussions commenceront à Oslo [en Norvège] pendant la première quinzaine d'octobre", avant de se poursuivre à La Havane (Cuba), a déclaré le président colombien, Juan Manuel Santos, dans une allocution solennelle et télévisée à la nation.

"Il s'agit d'un chemin difficile, sans doute très difficile, mais un chemin que nous devons explorer", a poursuivi le chef de l'Etat. Il a prévenu que les discussions avec la rébellion marxiste des Farc ne seraient "pas illimitées". "Cela devra se mesurer en mois, pas en années", a-t-il souligné.

Le fruit de discussions directes et discrètes

Issues d'une insurrection d'origine paysanne et créées en 1964, les Farc, principale organisation rebelle du pays, comptent encore, selon les autorités, environ 9 200 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales.

L'ouverture des négociations a été décidée en vertu d'un accord conclu entre le gouvernement et les Farc, à la suite d'une série de discussions nouées depuis six mois "de manière directe et en toute discrétion," dans la capitale cubaine, après un "travail de préparation d'un an et demi", a précisé le président colombien.

Ce prochain dialogue de paix avec les Farc constitue la quatrième tentative officielle de négociations en trente ans dans l'histoire de la Colombie. L'accord conclu avec la guérilla est "différent" des précédents, a insisté le président colombien, précisant qu'il n'incluait "ni démilitarisation, ni arrêt des opérations militaires"

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