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Chili : grève et manifestations à l'appel des syndicats et des étudiants

Les manifestants réclament de meilleures conditions de travail. Des affrontements ont eu lieu avec la police.

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France Télévisions
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Un manifestant lors d'affrontements contre la police, à Santiago du Chili, le 11 juillet 2013. (MARTIN BERNETTI / AFP)

Ils réclament de meilleures conditions de travail. Des milliers de manifestants ont défilé, jeudi 11 juillet, dans les rues de Santiago du Chili, dans le cadre d'une mobilisation nationale. Une grève a été convoquée par le principal syndicat du pays, soutenu par de nombreux secteurs, comme les étudiants. Selon l'Association nationale des employés des impôts, 90% des fonctionnaires syndiqués dans cette branche ont observé le mouvement de grève.

Des barricades incendiées et des blocages de sites miniers ont marqué le début de la journée. Au petit jour, aux abords de la Gare centrale à Santiago du Chili, un groupe s'en est pris à un autobus qui a été incendié après en avoir fait descendre les passagers. De nombreuses forces de l'ordre ont été déployées dans la capitale.

Triple revendication

Les revendications portent notamment sur une réforme du code du travail, une amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois contre 380 actuellement) et un remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs. 

"De l'avis du gouvernement, les raisons aujourd'hui pour faire grève dans le pays sont inexistantes", a déclaré pour sa part dans une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur, Andrés Chadwick. Il a précisé qu'à la mi-journée 26 personnes avaient été interpellées pour des désordres.

Cette nouvelle journée de manifestations intervient à quatre mois de l'élection présidentielle du 17 novembre, dans un climat de mobilisations récurrentes. Le secteur étudiant milite en faveur d'un système éducatif gratuit et de qualité en replacement de l'actuel, cher et inégalitaire, hérité de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

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