Brésil : un défenseur des indigènes assassiné en Amazonie

Maxciel Pereira dos Santos travaillait depuis plus de 12 ans pour des missions de "protection et promotion des droits des peuples autochtones".

Vue aérienne du camp minier d\'Esperanca IV, près du territoire indigène Menkragnoti, dans le bassin amazonien, le 28 août 2019.
Vue aérienne du camp minier d'Esperanca IV, près du territoire indigène Menkragnoti, dans le bassin amazonien, le 28 août 2019. (JOAO LAET / AFP)

Un Brésilien qui oeuvrait dans la défense des peuples autochtones en Amazonie a été tué par balles, a annoncé lundi 9 septembre l'organisme public chargé des affaires indigènes, pour lequel la victime travaillait occasionnellement. Maxciel Pereira dos Santos travaillait depuis plus de 12 ans pour la Funai dans des missions de "protection et promotion des droits des peuples autochtones".

La Fondation de l'Indien (Funai) a fait part dans un communiqué de sa "tristesse face à l'assassinat de Maxciel Pereira dos Santos", qui avait pris part à des missions de l'organisme à Tabatinga, petite ville située proche de la frontière avec le Pérou et la Colombie. D'après l'association Indigenistas Associados, qui regroupe des collaborateurs de la Funai, la victime a été tuée "devant sa famille".

Cette association fait part d'"indices" selon lesquels l'assassinat aurait été perpétré "en raison de son combat contre les pratiques illicites dans le territoire indigène du Vale do Javari", a ajouté l'association sur son site. Le territoire du Vale do Javari, qui regroupe "le plus grand nombre d'indigènes isolés au monde" est régulièrement la cible de "braconnage, d'orpaillage et d'exploration illégale de bois", a indiqué Indigenistas Associados.