A Montréal, 200 manifestants interpellés lors d'une marche illégale

Ces étudiants participaient à une marche pour le premier anniversaire de la plus grande manifestation du printemps érable.

Il y a un an, le 22 mars 2012, des dizaines de milliers de personnes avaient défilé dans les rues de Montréal, au Québec.
Il y a un an, le 22 mars 2012, des dizaines de milliers de personnes avaient défilé dans les rues de Montréal, au Québec. (ROGERIO BARBOSA / AFP)

Le printemps érable est-il de retour ? Près de 200 étudiants ont été interpellés dans les rues de Montréal, au Québec, vendredi 22 mars. Leur tort : avoir participé à une marche déclarée illégale, organisée par deux associations étudiantes. Elles voulaient célébrer le premier anniversaire de la plus grande manifestation du printemps érable.

Deux groupes d'une centaine de personnes chacun ont été encerclés en début de soirée par les policiers anti-émeute dans le centre ville. Les manifestants "ont tous été identifiés, se sont vu infliger une amende et ensuite ont été libérés", selon un porte-parole des forces de l'ordre. Il n'y a eu aucun incident ni aucune arrestation, selon lui.

Demande d'enquête sur le travail de la police

Une militante du parti d'opposition de gauche Québec solidaire, Manon Massé, a réaffirmé la demande de sa formation de mettre en place une commission d'enquête publique indépendante sur le comportement de la police lors des manifestations.

La marche avait été organisée par une association de la faculté de sciences politiques et de droit de l'université du Québec à Montréal (UQAM) et par le syndicat radical étudiant ASSE, qui demande la gratuité complète des études. Les manifestants entendaient protester contre l'indexation des droits de scolarité. Cela représente une augmentation de 3% par an, décidée par le gouvernement provincial de Pauline Marois. Le mouvement étudiant du printemps érable avait obtenu l'annulation de la hausse relativement importante de ces droits, que voulait imposer le gouvernement libéral précédent.