Au Zimbabwe, l'industrie du textile à la peine

L'industrie du textile ne cesse de décliner au Zimbabwe, concurrencée par les vêtements d'occasion introduits illégalement dans le pays et les importations chinoises. Une situation qui met en péril des milliers d'emplois.

Le marché d\'Harare, capitale du Zimbabwe.
Le marché d'Harare, capitale du Zimbabwe. (AFP)
A Harare, le marché aux puces ne désemplit pas et attire aussi bien les locaux que les consammateurs des pays africains voisins.

Tous y viennent pour la variété de l'offre et les prix très abordables. Mais l'industrie locale commence à souffrir de la concurrence des vêtements importés de Chine et nettement moins chers. Une concurrence considérée dans le pays comme déloyale. De 35.000 personnes employées dans le textile il y a encore peu, ils ne sont plus aujourd'hui que 6000.

Comble de l'ironie, même les vêtements donnés par les ONG occidentales contribueraient à la chute de l'industrie locale.

Le pays a pourtant lancé une politique protectionniste mais avec peu de résultats. Selon Tendaï Biti, le ministre des Finances, «l'industrie locale du textile est la plus protégée du pays. Nous avons des taxes sur l'importation très élevées». Cependant, cette politique est inefficace. Si rien n'est fait – douaniers corrompus et mauvaise application de la loi – finiront peut-être par avoir raison de l'industrie textile du Zimbabwe.