Une baleine de 10 mètres meurt après s'être prise dans des filets de pêche, en Tunisie

Traditionnellement, les specimens vivant dans la zone n'excèdent pas trois ou quatre mètres. 

Des pêcheurs tunisiens tentent de sortir de l\'eau une baleine de 10 mètres, morte dimanche 9 mars au port de Sidi Bou Saïd. 
Des pêcheurs tunisiens tentent de sortir de l'eau une baleine de 10 mètres, morte dimanche 9 mars au port de Sidi Bou Saïd.  (FETHI BELAID / AFP)

"Au début, j'ai cru qu'il s'agissait du pare-chocs d'une voiture. Puis j'ai vu la queue de la baleine". Un mammifère marin de près de 10 mètres et pesant "sept ou huit tonnes" est mort dimanche 9 mars après s'être prise dans les filets d'un pêcheur tunisien au large de Sidi Bou Saïd, au nord de Tunis.

Selon le pêcheur de 24 ans, Bilel Jerbi, l'animal agonisait déjà lorsqu'il l'a découvert et traîné jusqu'au port de Sidi Bou Saïd. 

Une taille exceptionnelle

"Des baleines de trois ou quatre mètres, il est arrivé qu'on en trouve. Mais de cette taille, de ce volume, c'est la première fois" dans cette zone, a indiqué sur la terre ferme un responsable de la Garde nationale maritime tunisienne. Non sans mal, les pêcheurs ont tenté de sortir la baleine de l'eau, a poursuivi Bilel Jerbi.

La cause exacte de la mort de l'animal, dont l'espèce n'a pas été précisée, n'est pas encore connue. Selon le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), "les filets peuvent s'enrouler autour des nageoires ou de la queue des baleines ou encore se prendre dans leurs fanons, les condamnant alors à une mort rapide par noyade ou les obligeant à vivre des semaines, voire des mois, avec ces objets qui les enserrent et provoquent à long terme des infections, des maladies et, bien souvent, la mort".

 

Des pêcheurs tunisiens sortent de l\'eau une baleine de 10 mètres, morte dimanche 9 mars, près du port de Sidi Bou Saïd.
Des pêcheurs tunisiens sortent de l'eau une baleine de 10 mètres, morte dimanche 9 mars, près du port de Sidi Bou Saïd. (FETHI BELAID / AFP)

Le pêcheur, qui s'est dit "lésé" par la perte des filets déchirés par la baleine, a expliqué qu'il envisageait de vendre sa viande. "Ce sera à l'Institut national des sciences [et technologies] de la mer de l'examiner et de voir ce qu'il va en faire", a indiqué le responsable de la Garde nationale.