Attaque de Tunis : un troisième "agresseur" en fuite, selon le président tunisien

Alors que deux assaillants ont été tués lors de l'assaut, Béji Caïd Essebsi précise qu'un complice court toujours, dimanche 22 mars. 

Le président Béji Caïd Essebsi lors d\'une cérémonie célébrant l\'indépendance de la Tunisie, le 20 mars 2015 à Tunis.
Le président Béji Caïd Essebsi lors d'une cérémonie célébrant l'indépendance de la Tunisie, le 20 mars 2015 à Tunis. (FETHI BELAID / AFP)

"Il y avait sûrement trois [agresseurs], parce qu'ils ont été identifiés et ils ont été filmés par les caméras de surveillance." Interrogé par iTélé, dimanche 22 mars, le président tunisien Béji Caïd Essebsi annonce qu'un éventuel complice de Yassine Abidi et Jabeur Khachnaoui est recherché, après l'attaque du musée du Bardo à Tunis.

"Il y a en deux qui sont exécutés et il y a en un qui court un peu quelque part. Mais de toutes façons, il n'ira pas très loin." Le président tunisien n'a pas précisé s'il s'agissait de l'homme visé par un avis de recherche, diffusé sur Facebook par le ministère de l'Intérieur.

Un "élément terroriste dangereux" toujours recherché

En effet, le ministère de l'Intérieur recherche toujours un dénommé Maher Ben Mouldi Kaïdi, décrit comme un "élément terroriste dangereux (...) recherché dans le cadre de l'opération terroriste". Il n'y a pas d'autre indication sur le degré de l'implication éventuelle de cet homme.

Béji Caïd Essebsi n'a pas souhaité révéler le nombre précis d'arrestations opérées dans le cadre de l'enquête, mais certaines sources évoquent une vingtaine d'interpellations. Enfin, le président tunisien a reconnu des dysfonctionnements dans la sécurité du musée. Un touriste français a d'ailleurs estimé qu'il était possible de se rendre dans le musée "comme dans un moulin".