Soudan : une semaine après le coup d'Etat militaire, les manifestants anti-putsch maintiennent les barricades

Depuis lundi, une douzaine de manifestants ont été tués par les forces de sécurité et près de 300 personnes ont été blessées, selon un syndicat soudanais de médecins prodémocratie. 

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Des barricades formées par des manifestants opposés au coup d'Etat militaire, le 31 octobre 2021 à Khartoum (Soudan).  (AFP)

Leur mobilisation continue. Les Soudanais hostiles au coup d'Etat du général Abdel Fattah al-Burhane maintenaient les barricades à Khartoum, dimanche 31 octobre, déterminés à tenir tête à l'armée. Les habitants de la capitale, Khartoum, érigeaient encore dimanche matin de nouvelles barricades à l'aide de pierres, de briques et de pneus, tandis que des soldats et des paramilitaires des Forces de soutien rapide patrouillaient dans les rues. Cette puissante force paramilitaire est accusée d'avoir participé à la répression de la "révolution" de 2019, qui a fait plus de 250 morts.

Les forces de sécurité ont établi plusieurs postes de contrôle et fouillaient passants et voitures dans la capitale, où la plupart des magasins demeurent fermés, signe que la "grève générale" décrétée lundi par les syndicats est suivie par de larges franges de la société.

Au moins douze morts en une semaine

Selon un syndicat des médecins prodémocratie, une douzaine de manifestants ont été tués par les forces de sécurité et près de 300 personnes ont été blessées depuis le coup d'Etat militaire lundi.

Samedi, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, pour s'élever contre la décision lundi du général Burhane de dissoudre toutes les institutions du pays. Au moins trois manifestants sont morts et une centaine ont été blessés, d'après le syndicat de médecins. 

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