Soudan : 10 000 à 20 000 personnes ont fui vers le Tchad, annonce l'ONU

Ces Soudanais fuient les combats qui ont déjà fait au moins 330 morts et 3 200 blessés, selon l'Organisation mondiale de la santé.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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De la fumée noire s'élevant au-dessus de l'aéroport international de Khartoum, alors que des combats se déroulent entre les forces de deux généraux rivaux, le 20 avril 2023. (- / AFP)

Les réfugiés se comptent par milliers. Entre 10 000 et 20 000 personnes ont fui les combats en cours au Soudan pour trouver refuge au Tchad voisin, selon les équipes du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) présentes à la frontière. "La majorité des personnes qui arrivent sont des femmes et des enfants", a-t-il précisé dans un communiqué jeudi 20 avril. 

Depuis que la lutte de pouvoir, latente depuis des semaines entre deux généraux, s'est transformée en bataille rangée le 15 avril, la confusion est totale pour les 45 millions de Soudanais. Le HCR se dit "très préoccupé par l'escalade de la violence au Soudan" alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénombré "plus de 330 morts et 3 200 blessés"

Il n'y aura "plus de discussions politiques", déclare un des généraux 

Le secrétaire général de l'ONU a appelé jeudi à un cessez-le-feu d'"au moins trois jours" au Soudan à l'occasion des célébrations de l'Aïd el-Fitr, qui marquent la fin du mois de jeûne musulman du ramadan. "Cela doit être la première étape pour permettre un répit dans les combats et ouvrir la voie à un cessez-le-feu permanent", a ajouté Antonio Guterres. 

Un des deux généraux qui s'affrontent, le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhane, a affirmé jeudi à la chaîne Al Jazeera qu'il n'y aurait "plus de discussions politiques" avec son ennemi déclaré. Il a exhorté son rival Mohamed Hamdane Daglo, dit "Hemedti", à la tête des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), de cesser de "vouloir contrôler le pays", faute de quoi "il se fera écraser militairement".  

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