Mali: à Bamako, des chariots et des ânes pour collecter les ordures

Dans la capitale du Mali, la plus grande ville du pays avec près de 3,5 millions d’habitants, la quantité de déchets ne cessent d’augmenter. Et leur ramassage devient un véritable enjeu de santé publique. Pour aider à résoudre ce problème, les ânes du pays sont mis à contribution…

Huit photos de Luc Gnago illustrent ce propos

18
A Bamako, de jeunes hommes âgés de 17 ans à 29 ans conduisent des charrettes tirées par des ânes. Ces drôles de convois sur les routes de la capitale malienne jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le problème de l’expansion des déchets. Luc Gnago / Reuters
28
Tous les matins avant l’aube, Arouna Diabate, 19 ans, attache son âne à un chariot et part en tournée. Il fait du porte-à-porte pour ramasser les ordures ménagères puis les livre à un centre local de recyclage des déchets. Il gagne environ 35 dollars par mois. Luc Gnago / Reuters
38
Souleymane Doumbia, 27 ans, ramasse lui aussi les ordures à l'aide d'un âne. Il déclare: «J'aime ce métier car cela me permet d'acheter des vêtements et de mettre de l'argent de côté.» Luc Gnago / Reuters
48
Arouna Diabate ajoute: «Je ne ramasserai pas des déchets toute ma vie, mais pour le moment, les gens nous apprécient car nous aidons à nettoyer les maisons de Bamako.» Luc Gnago / Reuters
58
Les autorités maliennes luttent pour fournir des services publics adéquats dans la capitale, car la population de Bamako a plus que quadruplé entre le milieu des années 70 et 2009, date du dernier recensement. Luc Gnago / Reuters
68
Ce boom démographique a aggravé la question de l'élimination des déchets à Bamako. Le patron de Diabate possède aujourd’hui huit charrettes dans son district au lieu des deux qu'il gérait il y a dix ans. Luc Gnago / Reuters
78
Il explique que les filières de déchets sont surchargées en raison d'une prolifération de décharges informelles, mais aussi à l'incapacité des autorités de retirer les déchets des stations de transfert locales. Luc Gnago / Reuters
88
«Les ordures s'accumulent tellement, que vous les trouvez sur les routes et quand il pleut, l'eau stagne», ajoute-t-il. Ce qui est un véritable problème pour la population, car «sans assainissement, vous ne pouvez pas être en bonne santé.» Luc Gnago / Reuters