RDC : évasion de plus de 800 détenus après l'attaque d'une prison dans le Nord-Kivu, dans l'est du pays

L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique auquel sont affiliées les Forces démocratiques alliées (ADF) qui ont mené l'opération.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Une famille congolaise en deuil après un massacre attribué aux rebelles des Forces démocratiques alliés (ADF) à Beni, le 11 décembre 2018, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). (JOHN WESSELS / AFP)

Plus de 800 prionniers se sont évadés dans la nuit du 9 au 10 août 2022 durant l'attaque du centre pénitentiaire de Kwakangura à Butembo, dans le Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo. L'attaque a été attribuée "aux terroristes ADF (Forces démocratiques alliées, un groupe rebelle islamiste)", a indiqué le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l'armée à Beni, le 10 août, rapporte Radio Okapi. Ils ont bénéficié de l'aide de combattants Maï-Maï qui sont des membres de groupes d'autodéfenses congolaises.

D'après un premier bilan, deux policiers ont perdu la vie. L'armée a précisé, selon Radio Okapi, que cinq assaillants avaient été tués et que 115 évadés avaient été ratrappés et remis en prison. 

Les ADF, des rebelles musulmans ougandais, sont présentés par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale (ISCAP, en anglais). L'opération a d'ailleurs été revendiquée le 10 août par le groupe terroriste, indique l'agence turque Anadolu. 

Plus de 80 assaillants

Les ADF seraient venus libérer "un certain Kizito qui était déjà ADF connu" et "douze femmes des ADF", des détenus en passe d'êtres évacués, a indiqué le capitaine Antony Mwalushayi. "Malheureusement dans cette opération qui a duré plus de quinze minutes nous sommes intervenus avec retard parce que l’ennemi était lourdement armé et avec un effectif évalué à plus de 80 éléments", a-t-il par ailleurs expliqué. Les ADF, qui pillent le sous-sol de la région, font partie des groupes les plus meurtriers dans la région orientale de la RDC, déchirée par des violences depuis près de 30 ans. Ils sont accusés d'être responsables de massacres de milliers de civils dans l'Est.

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