RDC : dix-sept cadavres découverts dans la province d'Ituri, neuf autres personnes tuées lors d'attaques sanglantes dans la région

Les groupes armés Codeco et ADF, branche locale de l'organisation Etat islamique, sont suspectés de ces meurtres.

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France Télévisions
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Des soldats congolais patrouillent dans la région de Rwenzori (République démocratique du Congo), le 23 mai 2021, après une attaque du groupe armé ADF.  (ALEXIS HUGUET / AFP)

Un nouveau carnage en République démocratique du Congo (RDC). Des militaires ont découvert jeudi au moins 17 dépouilles décapitées en décomposition alors qu'ils patrouillaient au bord de la rivière Ituri, région située dans le nord-est du pays.

"Jusque là, ce sont 17 têtes, certaines retrouvées dans une pirogue et d'autres (...) dans la brousse, juste à côté de la rivière", a expliqué vendredi 27 mai à l'AFP Dieudonné Malangay, membre de la société civile de la chefferie de Walese Vonkutu. "C'est difficile d'identifier les victimes en raison de l'état des corps. Il faudra une expertise des services spécialisés pour bien comprendre les circonstances de leur mort", a-t-il ajouté.

"Selon l'armée qui a fait la découverte, il y a 17 corps. Nous y allons pour vérifier cette information" et procéder aux enterrements, a déclaré, de son côté, David Beiza, président de la Croix-rouge locale.

Une branche de l'EI suspectée

En attendant les résultats des expertises, Dieudonné Malangay suppose qu'il s'agit de "civils pris en otages qui ont été tués par les rebelles ADF (Forces démocratiques alliées)", un groupe présenté par l'organisation jihadiste Etat islamique comme sa branche en Afrique centrale.

Les attaques sanglantes du groupe ADF sont fréquentes sur le territoire d'Irumu, dans le sud de l'Ituri (proche de la frontière avec la province du Nord-Kivu), où les violences entre groupes ethniques Hema et Lendu sont nombreuses depuis plus de vingt ans.

Dans le territoire de Djugu, 130 kilomètres plus au nord, au moins neuf personnes ont aussi été tuées jeudi, ont affirmé à l'AFP Pilo Mulindo, responsable de chefferie, et Charité Banza, président de la société civile locale. Des miliciens du groupe armé Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) sont cette fois suspectés.

Structurée autour d'une secte religieuse qui prétend défendre les Lendu, la Codeco est considérée comme l'un des groupes armés les plus meurtriers dans la partie orientale de la RDC.

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