Pays à risques : le Quai d'Orsay va réunir voyagistes et plateformes en ligne

L'enlèvement de deux Français au Bénin – et la mort de deux soldats pour les libérer – a relancé les débats sur les risques encourus dans certaines zones. 

Une antilope dans le parc national de la Pendjari (Bénin), le 11 janvier 2018.
Une antilope dans le parc national de la Pendjari (Bénin), le 11 janvier 2018. (STEFAN HEUNIS / AFP)

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au Quai d'Orsay chargé du Tourisme, va réunir dans les prochains jours les voyagistes ainsi que les plateformes d'avis ou de réservation en ligne, après l'enlèvement de deux touristes français au Bénin. Cette affaire a déclenché une polémique sur les risques encourus dans certaines zones du monde, d'autant que ces deux touristes voyageaient seuls, sans tour-opérateur.

Deux soldats sont morts dans l'opération conduite pour libérer les otages dans une partie du parc national de la Pendjari classée orange depuis décembre, c'est-à-dire "déconseillée sauf raison impérative". Leur voiture et le corps de leur chauffeur béninois, qui faisait partie de la trentaine de guides accrédités pour conduire les touristes à travers le parc, ont été retrouvés tout près de la frontière burkinabée, en "zone rouge", donc "formellement déconseillée".

"Améliorer la signalétique" des recommandations

Jean-Baptiste Lemoyne a appelé à une "vigilance accrue" face à la "multiplication des foyers de crise" et des "tensions". Le secrétaire d'Etat a également évoqué la "responsabilité des opérateurs, notamment des plateformes en ligne". Sur ce point, il a précisé à des journalistes qu'il s'agissait d'"améliorer la signalétique, la visibilité" pour les internautes sur ces sites, qui souvent ne font pas référence aux recommandations du Quai d'Orsay.

Le site Tripadvisor, par exemple, a expliqué récemment qu'il travaillait "actuellement sur un certain nombre de solutions, afin de permettre aux voyageurs d'accéder plus rapidement à l'information pertinente sur la sécurité".