Paludisme : après trois autres pays africains, le Niger adopte le vaccin du groupe britannique GlaxoSmithKline

Cela faisait soixante ans que la recherche d'un vaccin contre cette maladie transmise par les moustiques était en échec.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Premiers essais de vaccination des enfants contre le paludisme avec le vaccin du groupe pharmaceutique GSK à Ndhiwa, au Kenya, le 13 septembre 2019. (BRIAN ONGORO / AFP)

Le Niger a donné son accord fin avril pour administrer le vaccin contre le paludisme du géant britannique GlaxoSmithKline (GSK) aux enfants de moins de cinq ans. En 2020, les moins de cinq ans ont représenté 80% des décès imputables au paludisme sur le continent africain.

"Réduction substancielle des cas graves"

Le vaccin Mosquirix (encore appelé RTS.S) du groupe pharmaceutique GSK est le seul à ce jour à avoir montré une certaine efficacité contre le parasite Plasmodium falciparum transmis par les moustiques, le plus mortel à l'échelle mondiale et le plus prévalent en Afrique.

Après des essais favorables menés depuis le printemps 2019 au Malawi, au Ghana et au Kenya, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recommandé en octobre 2021 son déploiement massif en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque. Plus d'un million d'enfants ont déjà reçu ce vaccin montrant une protection de l'ordre de 40% et une réduction "substantielle des cas graves", selon l'OMS. 

Plus de 155 millions de dollars ont été mobilisés par l'Alliance du vaccin (Gavi) pour permettre la livraison de ces vaccins, a précisé l'organisation. Après soixante ans de recherches, c'est le premier vaccin a montrer une certaine efficacité. D'autres vaccins pourraient voir le jour dans les années à venir, notamment l'un développé par l'université d'Oxford, Matrix-M, qui a montré une efficacité de l'ordre de 70% lors des essais.

Vaccins et moustiquaires imprégnées

Selon le Dr Djermakoye Hadiza Jackou, coordonnatrice du Programme national de lutte contre le paludisme au Niger (PNLP), le vaccin est "une opportunité de pouvoir réduire la mortalité-morbidité" chez les enfants de 0 à 5 ans "qui représentent plus de 50% des cas (et) près de 60% des décès".

Selon elle, une combinaison du vaccin avec les autres moyens de prévention, notamment les moustiquaires imprégnées d'insecticides, permettra de faire chuter "d'au moins 75% les cas de paludisme" chez les enfants. Environ 90% des cas de paludisme dans le monde sont enregistrés en Afrique, où 260 000 enfants en meurent chaque année.

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