Niger : l'armée frappée par l'attaque jihadiste la plus meurtrière dans le pays

Une réunion du Conseil national de sécurité est prévue, en présence du président Issoufou Mahamadou.

Des soldats se trouvent près de Ouallam (Niger), le 18 avril 2018.
Des soldats se trouvent près de Ouallam (Niger), le 18 avril 2018. (AARON ROSS / REUTERS)

L'armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu'elle est confrontée au défi jihadiste. Mardi 10 décembre, le camp d'Inates, situé dans l'Ouest du pays, a été attaqué, faisant 71 morts, 12 blessés et des disparus selon un communiqué du ministère de la Défense"Les terroristes ont pilonné le camp à l'aide d'obus et de mortiers. Les explosions des munitions et de carburant sont surtout à l'origine de ce bilan très lourd", a indiqué une source sécuritaire. 

L'attaque la plus meurtrière depuis 2015

"Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a regagné Niamey à l’instant en provenance d'Egypte. Le président de la République présidera dès demain, une réunion du Conseil national de sécurité suite à l'attaque tragique d'Inates", a indiqué la présidence sur Twitter.

Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l'offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c'est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina –, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force anti-terroriste Barkhane.