Attaque meurtrière au Niger : Emmanuel Macron dénonce un "attentat" qui "a lâchement frappé" des humanitaires

Huit personnes, dont plusieurs Français membres d'une ONG, sont mortes lors d'une attaque. Un conseil de défense se tiendra mardi matin "sous l'autorité du président de la République". 

Emmanuel Macron, le 9 août 2020, lors de la conférence des donateurs pour le Liban, au fort de Brégançon (Var).
Emmanuel Macron, le 9 août 2020, lors de la conférence des donateurs pour le Liban, au fort de Brégançon (Var). (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Emmanuel Macron a dénoncé, dimanche 9 août, "l'attaque meurtrière qui a lâchement frappé un groupe de travailleurs humanitaires" au Niger. Le président de la République a affirmé que "tous les moyens" seront mis en œuvre pour "élucider" les circonstances de cet "attentat", qui a fait huit morts, dont plusieurs Français. L'attaque s'est produite dans la région de Kouré à une cinquantaine de kilomètres de la capitale du pays, Niamey, selon l'Elysée.

Le chef de l'Etat, qui s'est entretenu avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, a ajouté que "leur détermination à poursuivre la lutte en commun contre les groupes terroristes au Sahel" demeurait "intacte". L'Elysée précise, dans son communiqué, qu'un conseil de défense se tiendra mardi matin "sous l'autorité du président de la République et sur la base des informations qui seront transmises par les autorités nigériennes et françaises".

Plusieurs salariés de l'ONG Acted

Emmanuel Macron a exprimé "ses condoléances et le soutien de la nation française aux familles et proches des victimes". Le communiqué ne précise pas le nombre de Français tués dans l'attaque. Des sources officielles nigériennes ont indiqué que l'attaque avait fait huit morts, dont six Français et deux Nigériens. L'ONG Acted a indiqué dans la soirée que "plusieurs salariés" avaient été tués.

La région de Kouré constitue une attraction touristique du Niger depuis une vingtaine d'années, quand un petit troupeau de girafes peralta, une espèce disparue du reste de la planète, fuyant braconniers et prédateurs, s'y est installé. La zone figure en orange sur la carte émise par le ministère français des Affaires étrangères. Les déplacements y sont "déconseillés, sauf raison impérative". Joseph Breham, l'avocat de l'ONG Acted, estime sur franceinfo que les victimes se trouvaient "dans l'endroit le plus zen du Niger, à 45 minutes de la capitale en voiture (...) tous les expatriés vont à cet endroit-là, pour la première fois, il y a eu une attaque".