Humanitaires tués : le Niger mène l’enquête, aidé par 11 policiers français

Après le meurtre de six humanitaires français au Niger, dimanche 9 août, les enquêteurs s’orientent vers une attaque préméditée et préparée qui visait des Occidentaux. Mais il n’y a toujours aucune revendication.

FRANCEINFO

C’est une scène de crime à ciel ouvert, en plein désert. C’est sur le plateau de Kouré, au Niger, qu’ont été assassinés les humanitaires d’Acted et leur guide. Sur place, les Nigériens mènent l’enquête, mais depuis mardi 11 août, 11 policiers français les assistent : six de la DGSI, le renseignement intérieur, deux agents de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et trois de la police technique et scientifique. 

Des négociations avant une revendication ?

La voiture des humanitaires a été incendiée, mais des indices précieux ont été recueillis aux alentours. D’abord, des traces de pneus dans le sable qui évoque une course-poursuite. Ensuite, un chargeur de fusil d’assaut et des douilles sur lesquelles on recherche la moindre empreinte digitale et le moindre fragment d’ADN. Enfin, toutes les communications de portable sont épluchées pour savoir qui se trouvait là. Mais à ce jour, la justice est dans l’attente d’une revendication. Aucun des groupes jihadistes présent dans la région ne s’est encore manifesté. Au Sahel, l’armée française va tenter de retrouver les meurtriers.

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La voiture des humanitaires français incendiée au Niger
La voiture des humanitaires français incendiée au Niger (FRANCEINFO)