Massacre d'un village peul au Mali : le bilan s'alourdit à 160 morts

Selon un conseiller municipal de la principale localité de la zone du village, le bilan devrait être "plus lourd encore".

Le président malien Ibrahim Boubacar Keitar se rend dans le village de Ogassogou où, au moins, 160 personnes ont perdu la vie, le 23 mars 2019.
Le président malien Ibrahim Boubacar Keitar se rend dans le village de Ogassogou où, au moins, 160 personnes ont perdu la vie, le 23 mars 2019. (HANDOUT / MALIAN PRESIDENCY)

Le bilan de l'attaque d'habitants d'un village peul du centre du Mali par de présumés chasseurs dogons samedi a atteint les 160 morts, ont affirmé, lundi 25 mars, à l'AFP un élu local et une source de sécurité malienne.

Un précédent "bilan provisoire" annoncé dimanche par la télévision publique faisait état de 136 morts. "Le nouveau bilan est de 160 morts et il sera probablement plus lourd encore", a déclaré à l'AFP Amadou Diallo, conseiller municipal de Bankass, la principale localité de la zone, dénonçant "une épuration ethnique".

"Justice sera faite", promet le président malien

Cette tuerie, dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, est la plus sanglante au Mali depuis la fin des principaux combats de l'opération lancée en 2013, à l'initiative de la France, pour chasser les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du Nord.

Le général Coulibaly a été nommé dimanche à la suite du limogeage des principaux chefs de l'armée, lors d'un conseil des ministres extraordinaire au cours duquel le gouvernement a prononcé la dissolution du groupe de chasseurs dogons "Dan Nan Ambassagou". "Justice sera faite", a promis le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui s'est recueilli devant les fosses communes creusées pour les tuées.