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Mali : la France appelle à l'arrêt des hostilités entre les rebelles touareg et Bamako

L'armée malienne a subi une cinglante défaite à Kidal, reprise par les rebelles touareg. Les autorités envisagent de demander un appui à la France.

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France Télévisions
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Des soldats maliens patrouillent dans la ville de Kidal, dans le nord du Mali, le 29 juillet 2013.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La France s'inquiète de la situation dans le nord du Mali. Le Quai d'Orsay a appelé, jeudi 22 mai, à l'arrêt des hostilités entre les rebelles touareg et Bamako et à une reprise urgente des négociations. Chassée de Kidal par les rebelles touareg, l'armée malienne a subi une cinglante défaite qui a contraint les autorités de Bamako à un humiliant "cessez-le-feu immédiat".

Le Mali envisage de demander un appui à la force française Serval déployée dans le nord du pays, a annoncé le ministre malien de la Défense jeudi.

Kidal, un défi pour l'Etat malien

Ce nouveau revers militaire, dans un pays qui commençait à peine à goûter aux fruits d'une relative stabilité, provoque une onde de choc dans le pays. Les combats ont éclaté depuis le 17 mai à Kidal entre forces maliennes et groupes armés touareg, à l'occasion d'une visite du Premier ministre, Moussa Mara, et ont fait des dizaines de morts avant de se solder par la déroute des forces régulières.

Kidal - à 1 500 km au nord-est de Bamako - est plus que jamais un défi pour l'Etat malien : dans ce fief du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, indépendantiste), il n'a jamais réussi à complètement reprendre pied, malgré l'offensive lancée en 2013 par l'armée française qui a permis de libérer le nord du Mali de l'emprise de groupes islamistes. 

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