Bamako : la prise d'otages meurtrière revendiquée par une branche d'Al-Qaïda

En direct de Bamako au Mali, Gérard Grizbec fait le point sur la situation après l'attaque d'un hôtel vendredi 20 novembre.

FRANCE 3

Le Mali a déclaré l'état d'urgence pour 10 jours dans le pays, suite à la prise d'otage de vendredi 20 novembre à l'hôtel Radisson de Bamako. 27 personnes ont perdu la vie dans cette attaque revendiquée par une des branches d'Al-Qaïda. "Si la revendication de Mokhtar Belmokhtar est authentifiée, cela montrerait que le groupe est capable d'intervenir encore en plein Bamako", souligne Gérard Grizbec. 

Un "coup dur" 

En mars dernier, le groupe avait déjà perpétré un attentat dans un restaurant de Bamako qui avait fait plusieurs morts, dont un Français et un Belge. "Cette fois, l'opération est beaucoup plus spectaculaire, beaucoup plus meurtrière, plus de 20 morts. Même s'il n'y a pas de Français touchés, le traumatisme est réel", rapporte le journaliste de France 3 en direct de Bamako, avant d'ajouter "que c'est un coup dur pour les Maliens. Ça montre d'abord que l'armée malienne n'est toujours pas capable au sol de régler le problème puisque les forces spéciales françaises étaient à leurs côtés. Cela montre aussi que le pays n'est toujours pas stabilisé plus de deux ans après l'intervention française".

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Un otage évacué de l\'hôtel Radisson Blu par les forces de sécurité maliennes, à Bamako, le 20 novembre 2015. 
Un otage évacué de l'hôtel Radisson Blu par les forces de sécurité maliennes, à Bamako, le 20 novembre 2015.  (HABIBOU KOUYATE / ANADOLU AGENCY / AFP)